dimanche 5 septembre 2010

THE KARATE KID ****

Sortie : 18 août 2010
De : Harald Zwart
Avec : Jackie Chan, Jaden Smith, Taraji P. Henson, Wen Wen Han, Zhenwei Wang, Rongguang Yu...

Obligé de suivre sa mère mutée en Chine, le jeune Dre devient le souffre-douleur de certains garçons de son école, tous experts en arts martiaux. Monsieur Han, l'homme de maintenance de l'immeuble de Dre, témoin de ses souffrances, décide de lui enseigner le Kung Fu afin qu'il puisse gagner le respect.

Karaté Kid est un classique pour toute une génération mais datant tout de même de 1984, il fut décidé qu'un sérieux lifting s'imposait. Will Smith prit alors les choses en main. Ce dernier à la production, son propre fils et Jackie Chan dans les rôles titres... On se dit que le film sera simple à réaliser, familial et enfantin à souhait. Bref, on attend cette nouvelle version sans vraiment l'attendre. Le petit Jaden n'est pas encore tout à fait une star et le Jackie Chan qu'on aime tous tant ne semble plus être (son dernier film s'intitule tout de même Kung Fu Nanny, pour dire). C'était oublié ce qu'autant de talents réunis peuvent donner. Ce remake nous fait complètement oublier qu'il en est un et renouvelle la saga, en en refondant les bases.
Rien que le fait d'avoir choisi la Chine en toile de fond est une grande idée. Will Smith ne s'encombre pas de patriotisme mielleux et le spectateur découvre toute une nouvelle culture en même temps que Dre. De la rigueur de ses habitants à ses paysages verdoyants renversants, la caméra nous donne l’occasion d’explorer des endroits mythiques et fabuleux. Nos yeux s'illuminent devant la place Tian'anmen, ainsi que sur la grande Muraille et s'enflamment en pénétrant au sein même de la Cité interdite. Tour de force de Will Smith qui est le premier à réussir cet exploit après Bernardo Bertolucci en 1987 pour Le dernier empereur. 
En plus de livrer un joli portrait de l'Empire du Milieu, The Karate Kid nous permet de retrouver Jackie Chan. Trop vieux pour exécuter ses joyeuses cascades, l'acteur est pourtant plus charismatique que jamais dans la peau d'un homme meurtri qui retrouve goût à la vie au contact de Dre. Emouvant, subtile, Chan démontre une bonne fois pour toutes qu'il n'est pas uniquement un acrobate mais avant tout un acteur. Son partenaire, Jaden Smith, a lui de qui tenir, et n'a presque plus rien à nous prouver dès son troisième film. Si le spectateur a pu observer son père étoffer son jeu, film après film sur une période de vingt ans (Oui, déjà!), son fils est simplement phénoménal. Déjà impressionnant dans À la poursuite du bonheur, il a ici ce regard déterminé qui n'appartient qu'aux plus grands. Ça promet!


UNE FAMILLE TRES MODERNE *

Titre original: The switch
Sortie: 25 août 2010
De: Josh Gordon et Will Speck
Avec: Jennifer Aniston, Jason Bateman, Juliette Lewis, Patrick Wilson, Jeff Goldblum, Thomas Robinson...

Kessie, femme célibataire en mal d'enfant décide de tomber enceinte grâce à un généreux donneur. Mais lors d'une soirée trop arrosée, Wally, son meilleur ami, remplace le don par le sien. Kessie tombe enceinte mais pas de celui qu'elle croit.

Avouons-le tout de suite, "The switch" est complètement dispensable. Pseudo comédie romantique, on s'ennuie plus qu'autre chose devant ce long-métrage long et sans intérêt.
La promotion uniquement axé sur les similarités de l'intrigue avec la vie privée de Jennifer Aniston (l'actrice a même choqué l'Amérique en remettant en question le schéma familial classique), on est notamment surpris d'assister non pas à un film sur le désir d'une femme célibataire d'être mère, mais au réveil de l'instinct paternel. Car si "Une famille très moderne" est vendu comme l'énième comédie de l'éternelle interprète de Rachel Green, ce sont les sentiments naissants entre Jason Bateman et son fils, l'adorable Thomas Anderson qui en sont la vraie curiosité. Seulement, cette trame ennuyeuse et creuse est insuffisante pour passer réellement un bon moment.
Quel gâchis! Quand on sait que le film est une adaptation d'une nouvelle du lauréat du prix Pulitzer et auteur du sublime "Virgin Suicides", Jeffrey Eugénides, on se dit qu'avec une Sofia Coppola derrière la caméra, on aurait pu espérer un film plus subtil et intelligent. Et quelle déception de la part des producteurs des géniaux "Juno" et "Little Miss Sunshine" sur qui on misait tant...

mercredi 1 septembre 2010

SIMON WERNER A DISPARU... *** (en avant-première)

Sortie : 22 septembre 2010
De : Fabrice Gobert
Avec : Ana Girardot, Jules Pelissier, Laurent Delbecque, Arthur Mazet, Yan Tassin, Esteban Carvajal-Alegria, Audrey Bastien, Selma El Mouissi...

Issu de la télé (il a notamment réalisé des épisodes de la série Cœur océan), Fabrice Gobert signe un premier film encourageant. Structure originale, jeunes acteurs plein de promesses, scénario accrocheur... Simon Werner a disparu... est une belle surprise.
1992, dans une petite ville de la région parisienne, Simon Werner disparaît. Alors que tout le monde tente de percer ce mystère, deux autres élèves de la même classe s'évanouissent dans la nature.
Composé de quatre chapitres qui suivent chacun un personnage différent, le shéma narratif du film permet au cinéaste d'explorer plusieurs genres. De la comédie adolescente au thriller, en passant par le drame, le metteur en scène français passe d'un genre à l'autre tout en douceur aidé par la musique de Sonic Youth.

lundi 30 août 2010

THE EXPENDABLES **

Sortie: 18 août 2010
De: Sylvester Stallone
Avec: Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Eric Roberts, David Zayas, Dolph Lundgren, Randy Couture, Terry Crews, Steve Austin, Mickey Rourke...

Barney Ross et ses hommes ne travaillent pour aucun gouvernement, ni même pour le plus offrant. Ils choisissent leurs causes selon leurs aspirations du moment. Cette fois, ils décident d'aider la CIA qui les charge d'éliminer un général sud-américain.

Stallone, passéiste? Disons plutôt nostalgique. Les années 80 n'ont-elles pas fait sa gloire et celle de ses collègues masculins. Décennie consacrée à l'action, Stallone, Schwarzy et Willis régnaient sur le box-office de l'époque. Mais si l'acteur autrichien a su se faire une place en politique, et si l'interprète de John McLane a pu diversifier son jeu, Sly n'a jamais vraiment réussi à séduire autrement que par l'action. Ce qui est plutôt incompréhensible quand on commence sa carrière en signant un chef d'oeuvre aussi sensible que "Rocky". Mais ses récents succès avec "Rocky Balboa" et "Rambo 5" le confirment. Sly semble ne pouvoir ravir son public qu'avec ses triomphes passés. L'acteur décide alors de donner au public ce dont il a envie et de se faire plaisir avant qu'il ne soit trop tard (il a tout de même 64 ans). Ainsi nait "The expendables". Et histoire d'enchanter toutes les générations, il parvient à mêler avec une déconcertante facilité les vétérans du genre et potes de toujours avec la relève confirmée. Mais ce point fort n'est malheureusement pas suffisant pour palier les lacunes scénaristiques. A trop vouloir réitérer dans le style années 80, Stallone en copie les qualités comme les défauts. Passons sur l'intrigue qui se résume bien évidemment en une phrase. Point fort du film, l'action en constitue également le point faible. On ressort de la salle quelque peu abrutis par le bruit et certaines longueurs. Le film aurait été plus sympathique amputé de vingt bonnes minutes.
Mais bon, on assiste avec un brin d'euphorie à des bastons dignes de ce nom (non chorégraphiées et sans sang dissimulé). Ça cogne, ça tranche, ça flingue à tout va... Comme dans le temps quoi! Simple, brute de décoffrage... Efficace en somme. Telle cette scène explosive (le quai de Villena en feu), véritable déclaration de guerre signée Stallone et Statham, déchaînés. Ces deux là ont l'air de s'être trouvés. Leur complicité est palpable et les rend attachants. Difficile de comprendre pourquoi Kurt Russell et Jean-Claude Van Damme n’ont pas voulu participer au film (soi-disant par manque d'intérêt). Tant pis pour eux et tant mieux pour nous. Avec eux au casting, on aurait pu passer à côté d'un combat bientôt anthologique entre la force tout en muscles de Dolph Lundgren, et la subtilité asiatique de Jet Li. Et surtout nous aurions raté les retrouvailles de notre trio préféré au sommet. Celles entre Willis, Schwarzy, et Sly qui n'essayent même pas de cacher leur plaisir, se lançant piques sur piques pour se jouer de leur présumée rivalité d'antan.
"The expendables" n'est pas le meilleur film de Stallone, ni même sa meilleure réalisation mais l'acte est louable car plein de sincérité. Et comment passer à côté de l’occasion de revoir tous ces visages burinés devant lesquels nous avons passé tant de temps, enfant.

dimanche 29 août 2010

FESTIVAL de DEAUVILLE 2010

Le 36e festival de Deauville se déroulera du 3 au 12 septembre 2010. Une occasion de se tourner vers le cinéma américain indépendant après la foison de blockbusters sortis cet été.

LE JURY

La comédienne Emmanuelle Béart en sera la présidente











Jeanne Balibar, comédienne












Lucas Belvaux, réalisateur, scénariste et comédien











Faouzi Bensaïdi, réalisateur et scénariste












Christine Citti, réalisatrice, scénariste, comédienne et metteur en scène de théâtre











Fabrice Du Welz, réalisateur et scénariste












Tony Gatlif, réalisateur et scénariste












Denis Lavant, comédien












Abderrahmane Sissako, réalisateur et scénariste











LES FILMS EN COMPETITION

ABEL

De Diego Luna
Sortie le 5 janvier 2011
Après le départ de son père, Abel, 9 ans, ne parle plus. Mais un beau jour, il retrouve la parole et se prend pour le chef de famille... jusqu'au retour de son père.





BURIED

De Rodrigo Cortes avec Ryan Reynolds...
Sortie le 3 novembre 2010
Paul, entrepreneur américain, pris en otage en Irak se retrouve enterré. Dans le coffre en bois qui lui sert de cercueil, il ne dispose que de 90 minutes et d'un portable à moitié rechargé pour s'en sortir.






CYRUS

De Jay et Mark Duplass avec Jonah Hill, Marisa Tomei, John C. Reilly...
Sortie le 15 septembre 2010
John, toujours célibataire après sept ans de divorce a le coup de foudre quand il rencontre la jolie Molly. Mais Molly a un fils de 21 ans, Cyrus qui n'entend pas partager sa mère...



Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

HOLY ROLLERS (Jewish Connection)

De Kevin Asch avec Jesse Eisenberg, Justin Bartha...
Sortie le 23 février 2011
New York, fin des années 90, des milliers de pilules d'ecstacy arrivent d'Amsterdam par le biais de Juifs orthodoxes, mules à leur insu. Sam, 20 ans, accepte d'en faire partie sans hésitation séduit par l'argent facile.





MORNING

De Leland Orser avec Jeanne Tripplehorn, Laura Linney, Elliott Gould, Kyle Chandler, Jason Ritter
Aucune date de sortie pour le moment
5 jours dans la vie d'Alice et Mark qui pleurent la mort accidentelle de leur fils unique.



MOTHER AND CHILD

De Rodrigo Garcia avec Naomi Watts, Annette Benning, Kerry Washington, Samuel L. Jackson, David Morse...
Sortie le 27 octobre 2010
Il y a 35 ans, Karen alors âgée de 14 ans n'a pas eu d'autres choix que d'abandonner son enfant. Elizabeth, sa fille, est aujourd'hui une grande avocate qui n'a jamais ressenti le besoin de retrouver sa mère biologique jusqu'au jour où elle aussi attend un enfant.



THE DRY LAND

De Ryan Piers William avec America Ferrara, Ryan O'Nan, Wilmer Valderrama...
Aucune date de sortie pour le moment
James revient d'Irak très affecté par ce qu'il y a vu. Son épouse, sa mère et son meilleur ami tentent de le soutenir sans toutefois le comprendre. Mais James reprend goût à la vie quand il retrouve un de ses anciens compagnons d'armes.




THE JONESES

De Derrick Borte avec David Duchovny, Demi Moore, Amber Heard...
Sortie le 17 novembre 2010
Tout le quartier envient les nouveaux venus. Maison et voiture high tech, enfants aussi charmants que les parents, les Jones semblent être la famille idéale. Personne ne se doute qu'en réalité, ils ont été chargés de donner envie aux autres d'acquérir ce qu'ils ont...



THE MYTH OF THE AMERICAN SLEEPOVER

De David Robert Mitchell avec Claire Sloma, Marlon Morton, Amanda Bauer, Brett Jacobsen...
Aucune date de sortie pour le moment
Maggie, Rob, Claudia et Scott vivent leurs derniers instants de l'été. L'occasion de multiplier les expériences...





TWO GATES OF SLEEP

De Alistair Banks Griffin avec Brady Corbet, Karen Young, Ritchie Montgomery...
Aucune date de sortie pour le moment
Pour rendre hommage à leur mère mourante, deux frères décident de remonter la rivière.








WELCOME TO THE RILEYS

De Jake Scott avec James Gandolfini, Melissa Leo, Kristen Stewart...
Sortie le 3 novembre 2010
Traumatisé par la mort de sa fille, Doug s'attache à Mallory, une jeune stripteaseuse qui réveille son instinct paternel. Mais son épouse Loïs ne voit pas cette nouvelle amitié d'un très bon oeil.



WINTER'S BONE

De Debra Granik avec Jennifer Lawrence, John Hawkes, Lauren Sweetser...
Sortie le 3 novembre 2010
Une jeune fille de 16 ans part à la recherche de son père poursuivi par la police. Si elle ne prouve pas sa mort ou qu'elle ne parvient pas à l'obliger à se rendre devant les tribunaux ,elle risque de perdre la maison familiale et de se retrouver avec ses jeunes frères et soeurs à la rue.



Pour en savoir plus, visitez le site du festival

jeudi 26 août 2010

BE BAD ** (en avant-première)

Titre original : Youth in revolt
Sortie : 1er septembre 2010
De : Miguel Arteta
Avec : Michael Cera, Portia Doubleday, Steve Buscemi, Ray Liotta, Zach Galifianakis, Justin Long, Rooney Mara, Jean Smart...

Nick, jeune garçon encore vierge et mal dans sa peau décide de s'inventer un alter ego : François, un dandy français et rebelle, afin de séduire au mieux la jolie Sheenie dont il est tombé amoureux.

Adaptation des romans de C.D. Payne (Youth in Revolt: The Journals of Nick Twisp, Revolting Youth: The Further Journals of Nick Twisp et Young and Revolting : The Continental Journals of Nick Twisp), Be bad est loin de révolutionner le genre. Arteta dont la réalisation la plus connue est The good girl accumule personnages et péripéties, certes éclectiques, mais déjà vus. Ainsi les seconds rôles sont décevants. Steve Buscemi a perdu de sa folie, Justin Long est peu crédible en addict de champignons hallucinatoires constamment stone, et même Zach Galifianakis, hilarant dans Very Bad Trip est à peine drôle, ici. Seul Michael Cera tire son épingle du jeu. Il est le véritable héros de cette petite comédie.

samedi 14 août 2010

L'APPRENTI SORCIER *

Titre original: The Sorcerer's Apprentice
Sortie: 11 août 2010
De: Jon Turteltaub
Avec: Nicolas Cage, Jay Baruchel, Alfred Molina, Monica Bellucci, Teresa Palmer, Toby Kebbell...

Balthazar est depuis des millénaires un grand sorcier. Dernier apprenti de Merlin, il pense trouver en Dave, étudiant ordinaire, le premier Merlinien destiné à vaincre la terrible fée Morgane ainsi que Horvath, son dévoué suppléant.

Disney est bien inégal cet été. Autant "Toy Story 3" avait des airs de masterpiece, autant "L'apprenti sorcier" est un vrai échec. A part de bons effets spéciaux (notamment ce papier de dragon qui prend magiquement vie), le film est très décevant. Même vite ennuyeux, sans parler d'une scène d'ouverture ridicule.
Et les acteurs n'arrangent rien. Jay Baruchel, presque subtile dans "She's out of my league" est quelque peu décevant ici. Surjouant la majorité du temps, on ne croit pas une seule seconde en ces capacités d'apprenti. Il se fait piquer la vedette par Tony Kebbell, déjà énorme dans "Rock'N'Rolla" (il y jouait Johnny Q, jeune chien fou recherché par tous). L'acteur encore trop peu connu est plutôt drôle en apprenti morganien. Passons par contre sur la très oubliable Teresa Palmer qui n'apporte rien en love interest peu crédible de notre aspirant héros.
Quant à Nicolas Cage, capable du meilleur comme du pire, il ne confirme malheureusement pas son grand retour amorcé avec sa belle performance dans "Kick Ass". Il ne parvient en rien à rendre intéressant une intrigue simpliste destinée à des enfants en mal d'Harry Potter.
Mais l'espoir que Cage se reprenne nous tient. Peut-être que son prochain film "Season of the witch" (encore un film de magie) sera à la hauteur de son talent. En attendant on mettra "L'apprenti sorcier" sur le compte des dettes qu'il doit encore éponger.
Heureusement Disney s'est vite défendu d'avoir voulu réaliser un remake de "Fantasia", l'affront n'aurait pas été loin.

mardi 10 août 2010

NIGHT & DAY ***

Titre original : Knight & Day
Sortie : 21 juillet 2010
De : James Mangold
Avec : Tom Cruise, Cameron Diaz, Peter Sarsgaard, Viola Davis, Paul Dano, Marc Blucas, Maggie Grace…

Tandis que June s’envole pour le mariage de sa sœur, elle rencontre Ray Miller, agent secret poursuivi par sa hiérarchie qui l’accuse de trahison.

Si « Inception » est définitivement le thriller de l’été, « Knight & Day » est bien parti pour en être la comédie. Peu importe que l’intrigue soit invraisemblable (Tom Cruise tente de protéger d’un collègue malhonnête, une batterie presque aussi puissante que le soleil ainsi que son jeune inventeur), ce divertissement hollywoodien délirant, alliant rires et action remplit sa mission. On ressort de là, complètement détendu. On n’en demandait pas plus.
Le duo Tom Cruise-Cameron Diaz fonctionne à merveille. On souhaiterait presque une séquelle pour les revoir. L’actrice est toujours aussi drôle en trentenaire malchanceuse. Et Cruise continue avec succès son incursion dans la comédie après ses prestations dans « Tonnerre sous les tropiques » et lors des derniers MTV Movie Awards. L’acteur plein d’autodérision prend plaisir à écorner son image de héros et délivre sciemment une parodie des « Mission impossible » qui ont un temps fait son succès.
Dommage, cependant que l’excellent Paul Dano (« There will be blood », « Little Miss Sunshine »…) n’ait pas plus de scènes.
Le film qui a fait un bide aux States a l’air de bien fonctionner en France. La salle noire de monde parle d’elle-même.

samedi 31 juillet 2010

INCEPTION ****

Sortie : 21 juillet 2010
De : Christopher Nolan
Avec : Leonardo Dicaprio, Ellen Page, Joseph Gordon Levitt, Tom Hardy, Ken Watanabe, Cillian Murphy, Marion Cotillard, Michael Caine, Tom Berenger, Dileep Rao...

Cobb, spécialiste dans l'art de voler des infos dans les rêves des gens, se voit confier la mission d'implanter une idée dans l'esprit d'un individu. Il accepte le défi malgré tous les risques que comporte l'inception.

Fasciné par le temps et la perception que l'on peut en avoir, Christopher Nolan a travaillé pendant une dizaine d'années sur le scénario de son nouveau film. Après le polar antéchronologique Memento où le héros est victime de troubles de mémoire, le réalisateur britannique continue d'exposer son étude du temps à travers les rêves et leur manipulation dans Inception. Metteur en scène, producteur et surtout scénariste de ce dernier, Nolan signe un thriller onirique innovant et déjà culte. Il nous avait déjà persuadé de son talent avec The Dark Knight, film de superhéros élevé au rang de chef d'oeuvre, et il réitère la chose ici, se jouant du spectateur l'entraînant dans les méandres du subconscient. Cependant l'intrigue extrêmement complexe est limpide avec un peu d'attention. Une clarté qu'il faut quand même relativiser, car si le concept dément de rêves emboîtés (le rêve dans le rêve) est parfaitement compréhensible, une fois le film terminé, les doutes nous envahissent. Nolan ne viendrait-il pas de pratiquer une inception sur son propre public? Car au final, le spectacteur a bien du mal à différencier la réalité du rêve et finit par élaborer diverses théories sur le pourquoi du comment. Un deuxième visionnage ne serait pas de trop.
Outre, une trame qui nous happe durant deux heures trente, les effets spéciaux sont magistraux. Des lumières aux trucages jusqu'à la musique de Hans Zimmer, tous participent au même plan, celui de Nolan de nous embarquer tout en subtilité au fin fond des mystères de l'inconscient.
Quant au casting, rien à redire sur un Leonardo Dicaprio égal à lui-même, on préférera donc se pencher sur ses collègues qui ne sont en rien des rôles secondaires. Ainsi, Joseph Gordon-Levitt, plutôt pâlot dans 500 jours ensemble, dégage ici un charisme tout à fait inattendu et Cillian Murphy est le plus émouvant dans le rôle de celui qui subit l'inception. Mais c'est Marion Cotillard qui surprend le plus. Celle qui semblait perdre son temps à Hollywood à jouer les femmes de... décroche enfin son meilleur rôle US. Son incarnation de la défunte femme du héros dont les projections viennent mettre à mal les missions est saisissante. Un seul bémol, il est dommage qu'à ce stade, l' inaltérable accent français de l'actrice vienne la décrédibiliser un peu. Bref, Inception est un film qu'on n'est pas prêt d'oublier. Le scénario labyrinthique devrait occuper les esprits de certains pour un temps et Nolan signe une nouvelle performance, celle de nous faire rêver éveillé.

Si la fin d'Inception n'en finit pas de vous hanter, n'hésitez pas à consulter ce site.

dimanche 25 juillet 2010

TWILIGHT - Chapitre 3 : HESITATION *

Titre original : Eclipse
Sortie : 7 juillet 2010
De : David Slade
Avec : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner, Ashley Greene, Peter Facinelli, Jackson Rathbone, Nikki Reed, Elizabeth Reaser, Kellan Lutz, Billy Burke, Bryce Dallas Howard, Xavier Samuel, Dakota Fanning...

Victoria, déterminée à éliminer Bella lève une armée de vampires nouveaux-nés. Edward et Jacob doivent alors s'allier pour la protéger...

Hésitation reprend là où Tentation s'était arrêté : Bella est toujours fascinée par le froid Edward mais serait bien tentée par le chaud Jacob et donc ne sait plus où donner de la tête, tandis que la rousse Victoria ne se lasse pas de vouloir la tuer... Mais David Slade, nouvellement promu réalisateur attitré de la saga et conscient de la pesante morosité subie jusque là par le spectateur, parvient à éviter tout assoupissement grâce à un humour bienvenu. Edward et Jacob sont les rois à ce jeu-là. Regarder Pattinson et Lautner se disputer la palme du plus mâle est plutôt amusant. Et leurs confessions nocturnes très friendly sous une tente en est le sommet. Autre point positif de ce chapitre 3 : Nikki Reed. Complètement sous-exploitée auparavant (comme la quasi totalité du casting), l'actrice révélée par Thirteen hérite ici de la meilleure scène. Cette plongée dans son passé afin de nous expliquer comment elle est "née" constitue le clou narratif et esthétique de ce film qui prend trop souvent des airs de soap. Mais Nikki Reed et quelques scènes ludiques sont insuffisantes pour pallier les lacunes. Kristen Stewart est bien jolie mais trop gauche, Bryce Dallas Howard n'apporte rien de plus que Rachelle Lefevre au personnage de Victoria et même les loups, plaisante surprise de Tentation nous lassent. Vivement l'épisode 4, Révélation (malheureusement composée de deux parties) qu'on n'en finisse une bonne fois pour toutes. La rumeur veut même que Robert Pattinson n'en puisse plus.

samedi 3 juillet 2010

L'AGENCE TOUS RISQUES **

Titre original: The A-Team
Sortie: 16 juin 2010
De: Joe Carnahan
Avec: Liam Neeson, Bradley Cooper, Quinton 'Rampage' Jackson, Sharlto Copley, Jessica Biel, Patrick Wilson...

Une équipe d'élite de l'armée américaine est chargée d'une nouvelle mission. Cette dernière étant un piège, les quatre collègues se retrouvent en prison pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Après s'être évadés, ils partent à la recherche des vrais coupables afin de blanchir leur nom.

Adaptation musclée de la série culte des années 80, "L'agence tous risques" devrait faire le bonheur des spectateurs estivaux. Et ce malgré des défauts évidents. Car si le film est un bon divertissement, l'histoire est sans intérêt et prévisible du début à la fin. Heureusement on rit beaucoup et ça explose sans pause ainsi on ne s'ennuie pas malgré l'intrigue principale qui met bien trois quarts d'heure à se mettre en place. Mais le tout n'égale en rien à la série, le concept étant certainement plus adapté au format télé. C'est à peine si on entend une note du générique. Même les légendaires chaînes bling-bling de Barracuda ont été sacrifiées. Seuls la personnalité de nos quatre héros et les fameux cigares d'Hannibal restent. Liam Neeson qui incarne ce dernier assure le minimum syndicale, simplement heureux d'être là pour se changer les idées. Bradley Cooper en fait des tonnes dans la peau de Fûté. Au début agaçant, il finit par en devenir drôle surtout lors de cette scène de prison mémorable. Mais ceux qui retiennent réellement notre intention sont Quinton 'Rampage' Jackson et Sharlto Copley. Les deux interprètes respectifs de Barracuda et Looping sont les plus réjouissants. Barracuda et sa phobie des airs se confrontant perpétuellement à la supposée folie de Looping, le duo est désopilant. Au passage, Sharlto Copley confirme être aussi bon que dans "District 9".
Au final le film est plutôt distrayant mais il ne faudrait pas qu'ils aient l'idée d'en faire une suite. Car le plan ne s'est pas vraiment déroulé sans accroc.

Ps: à ne surtout pas voir en vf.

lundi 28 juin 2010

LES MOISSONS DU CIEL ****

Titre original : Day of heaven
Sortie : 1er juin 1979
Date de reprise : 16 juin 2010
De : Terrence Malick
Avec : Richard Gere, Brooke Adams, Sam Shepard...

1916. Bill et sa petite amie Abby quittent leur Chicago natal pour le Texas afin d'y trouver du travail. Sur place, Abby ne laisse pas de glace un riche fermier gravement malade. Bill la pousse alors dans ses bras y voyant quelques intérêts mais Abby finit par s'éprendre de l'homme...

Avec quatre films au compteur en moins de 40 ans, autant dire que Terrence Malick aime prendre son temps. Vingt ans ont même séparé les sorties respectives des Moissons du ciel (1979) et de La ligne rouge (1999). Le réalisateur est si perfectionniste que son dernier film Tree of life prévu pour le festival de Cannes 2010 ne fut pas prêt à temps. Si son caractère peu prolifique peut vite devenir frustrant, la découverte de ses oeuvres fait la lumière sur son incroyable talent. Impossible alors de ne pas lui pardonner une telle minutie. "Les détails font la perfection et la perfection n'est pas un détail" disait Léonard de Vinci. Malick semble à chacune de ses créations illustrer la maxime du célèbre savant. Des champs s'éperdant à perte de vue, aux scènes plus intimistes, aucune défaut ne vient altérer la splendeur des images. Le directeur de la photographie Nestor Almendros (français habitué des films de Truffaut et oscar de la meilleur photographie en 79) qualifiera même son travail de "beauté romantique incandescente". Une générosité visuelle qui vient définitivement pallier la faiblesse des dialogues. Malick avare de paroles se limite au minimum sur le terrain du bavardage. Multipliant les ellipses, il est de ceux qui préfèrent miser sur l'intelligence du spectateur. Si la technique peut se révéler déroutante, ce mélodrame lyrique aux thèmes universels est rondement mené. La qualité des acteurs aux charmes tout à fait appropriés y joue beaucoup. Des yeux embués de Linda Manz (la petite de soeur de Bill) à l'opposition tant physique que morale de Sam Shepard (le fermier) et de Richard Gere (Bill), toute la trame de ce drame qui nous emmène au coeur de l'Amérique populaire, se lit sur les visages. Et dire que Malick avait pensé à John Travolta pour incarner Bill... La bande originale aide également. Que dire de l'indescriptible Aquarium de Camille Saint-Saens ou de la musique d'Ennio Morricone.
Le réalisateur américain qui a obtenu le prix de la mise en scène à Cannes en 1979 signe un récit aussi sauvage que poétique. La beauté animale de Richard Gere en parfaite harmonie avec ces prospères champs dévastés par sa trop grande ambition illustre à merveille le cinéma de Malick. Un cinéma constamment tiraillé entre enfer et paradis.

vendredi 25 juin 2010

TOY STORY 3 **** (en avant-première)



Sortie : 14 juillet 2010
De : Lee Unkrich
Avec les voix de : Tom Hanks, Tim Allen, Jodi Benson, Michael Keaton, Joan Cusack... (vo) / Richard Darbois, Jean-Philippe Puymartin, Frédérique Bel, Benoît Magimel, Grand Corps Malade... (vf)

Andy a maintenant 17 ans et quitte son foyer pour l'université. A cette occasion, sa mère organise un grand ménage de printemps. Woody, Buzz et les autres jouets sont inquiets. Poubelle, grenier...? Ils ne savent pas très bien quel sort l'ado va leur réserver. Après un enchaînement de quiproquos, ils se retrouvent dans une garderie. Si celle-ci ressemble au paradis des jouets dans un premier temps, Woody et ses amis vont vite découvrir l'envers du décor.

Voilà déjà dix ans que Pixar et Disney travaillaient sur le troisième volet de Toy Story. Les révolutions techniques et les chiffres record réalisés par les deux premiers épisodes ne pouvaient qu'engendrer une dernière aventure afin de clore la saga en beauté. Lisez plutôt!
Toy Story 3D sorti en 1995 est le premier long métrage entièrement réalisé en images de synthèse (et non en 3D comme pourrait le laisser penser le titre mais en 3D relief, la technologie n'existant purement et simplement pas à l'époque). Toy Story 2 3D, est lui, le premier film à être entièrement créé, masterisé et projeté en numérique. Il est également la première suite à rapporter plus que l'original. Devant ses exploits, difficile de relever le défi d'une troisième aventure. John Lasseter (qu'on ne présente plus), réalisateur de Toy Story 1 et 2 n'étant plus aux commandes, c'est à Lee Unkrich qu'on a laissé la direction. Monteur sur le premier "Toy Story" et coréalisateur sur le second (il a également travaillé sur 1001 pattes, Monstres & cie" et Le monde de Nemo), autant dire que Pixar et Disney savaient à qui ils confiaient les manettes...
Premier changement et non des moindres, les images de synthèses font place à la 3D. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur, car comme sur Avatar (contrairement à Alice... de Tim Burton), la 3D émerveille et nous plonge au coeur du film (notamment lors de cette incroyable scène d'ouverture). Mais également pour le pire, car encore une fois, comme sur Avatar, les lunettes (qu'il serait nécessaire d'alléger au passage) assombrissent l'image. En plus d'un bon mal de tête, pour les plus sensibles, impossible de profiter des merveilleuses couleurs que nous offre généralement ce type de films. Alors oui la 3D est une révolution incroyable mais elle a encore besoin d'être peaufinée.
Mais rappelons qu'un bon film est avant tout une bonne histoire. Toy Story 3 n'aurait pas été une véritable réussite sans la sienne. Si l'original parvenait à nous faire croire que les jouets prenaient réellement vie en notre absence, le deuxième ne faisait que reprendre l'idée en la développant à peine. Ce dernier Toy Story est lui, un véritable concentré d'énergie. Une heure quarante durant, le rythme ne freine jamais. Woody et ses amis confrontés à un nounours dictateur au sein d'une garderie fomentent une rébellion. Pas de répit pour les braves. Il fallait au moins tout le talent du scénariste Michael Arndt (scénariste de l'excellent Little Miss Sunshine) pour obtenir cela.
On y retrouve avec plaisir tous les anciens personnages à l'exception de Bergère, mystérieusement disparue. Woody et Buzz, les héros de ce buddy movie de l'animation, restent cependant les plus attachants. Notre préférence allant tout de même à Buzz, irrésistible en pseudo séducteur latin qui tente de mater l'indomptable Jessie. Mais certains nouveaux venus ne sont pas en reste. Ainsi Ken, le modeux et Barbie, dénonciatrice de toutes les injustices, sont mémorables. Sans oublier Lotso, le tyran en peluche ou big baby, un baigneur terrifiant qu'on voudrait dissimuler au fond du bac à jouets. Et que dire de ce téléphone à roulettes Fischer Price que nous avons tous eu en notre possession... De l'ours qu'on a bercé aux autres joujous qu'on a martyrisés, aucun ne semble avoir été oublié.
Si l'aventure et le comique de situation sont plus que jamais présents, les thèmes abordés se font également plus adultes. Andy n'est plus un enfant, il va rentrer à l'université. C'est logiquement et inévitablement qu'il finit par délaisser ses jouets. A travers son personnage, c'est toute une génération qui est ciblée. Qui au moment de se séparer des reliques de son enfance n'a pas été submergé par une vague de nostalgie? Toy Story 3 est sans aucun doute le meilleur des trois volets et son final convenu mais émouvant nous donnerait presque envie de retourner fouiner du côté de notre coffre à jouets.



"DAY & NIGHT"

Court-métrage projeté en introduction de Toy Story 3

Sortie : prochainement
De : Teddy Newton

Quand Jour rencontre Nuit, la tension est d'abord de mise. Mais au fur et à mesure qu'ils se découvrent, la méfiance laisse place à l'amitié. Leurs différences, d'abord cause de leur opposition, finissent par se compléter.

Déjà animateur sur Ratatouille et l'excellent court-métrage Presto, Teddy Newton réalise son second court après Boys night out (2003). Innovant, ce film d'animation nous propose le mélange inédit de deux techniques, celle de l'animation traditionnelle utilisée pour les deux héros et celle de la 3D qu'on peut admirer à l'intérieur des personnages.
D'une durée de six minutes, on assiste à l'évolution de deux êtres que tout oppose. Dans un premier temps, hostile l'un à l'autre, ils finissent par se découvrir des qualités insoupçonnables et deviennent bientôt inséparables. Une jolie fable sur l'amitié à travers laquelle Teddy Newton a l'air de vouloir faire sienne la maxime d'Antoine de Saint-Exupéry: "Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis".

En voici un petit extrait de quelques secondes!

dimanche 13 juin 2010

TROP BELLE *** (en exclusivité)

Sortie: 23 juin 2010
De: Jim Field Smith
Avec: Jay Baruchel, Alice Eve, Mike Vogel, Lindsay Sloane, Nate Torrence, T. J. Miller, Krysten Ritter...

Un garçon mal dans sa peau parvient à séduire une sublime jeune femme. Mais après avoir fait face à ses incertitudes, il laisse celles de son entourage gâcher sa belle histoire.

Le synopsis est d'une banalité affligeante. On aurait presque l'impression de retourner dix en arrière quand les multiples teen movies de l'époque abordaient le même thème. De "American Pie" à "Elle est trop belle", on se souvient encore de ces vilains petits canards qui au final parvenaient à séduire le beau cygne. Mais dans "Trop belle", les protagonistes sont loin de l'adolescence et abordent la trentaine. Et ce détail change tout.
Kirk (Jay Baruchel), épaulé par ses amis séduit sans même le vouloir la belle Molly (Alice Eve) qui craque immédiatement. Complètement bouleversé d'avoir fait une telle conquête, Kirk réussit au fur et à mesure à prendre de l'assurance. Mais c'est oublier sa famille et ses amis qui lui rappellent sans cesse qu'il n'est qu'un cinq quand sa belle est une dix. Il retrouve alors vite ses doutes.
Attention, Michael Cena et autres Aaron Johnson, Jay Baruchel est prêt à vous détrôner. Les prétendants au titre du garçon lambda qui devient le héros de sa vie sont nombreux mais Jay Baruchel réussit là où certains peuvent échouer. Il ne surjoue pas, n'est jamais dans la caricature. Il est à la fois drôle et émouvant, toujours subtil. Ses amis et son entourage sont tellement grossiers et pénibles (une remarque déplacé sur Nicolas Sarkozy est même limite choquante), qu'ils rendent Kirk encore plus attachant.
Quant à sa partenaire, Alice Eve (aperçue en nanny dans "Sex and the city 2"), elle complète à merveille son bien-aimé. Belle sans être frivole, gentille sans être niaise... On aurait adorer détester cette blonde incendiaire mais en définitive, on l'adore tout court.
Dommage que le titre français ne rende pas hommage à ce film certes simple mais charmant.

dimanche 6 juin 2010

SEX AND THE CITY 2 *

Sortie : 2 juin 2010
De : Michael Patrick King
Avec : Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davies, Chris Noth, John Corbett, Max Ryan, Jason Lewis, Evan Handler, David Eigenberg, Willie Garson...

Deux ans après que Big l'ait enfin épousé, comment Carrie vit-elle finalement le mariage? Répond-il à toutes ses espérances? Un voyage à Abu Dhabi sera pour elle l'occasion de le vérifier.

Avouons-le tout de suite, Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte pourraient s'envoler vers l'espace que le public se déplacerait toujours en masse. Car peu importe où elles peuvent bien aller ou ce qu'elles peuvent faire, du moment qu'on les retrouve égales à elles-mêmes. Cependant de là à ne fournir aucun effort côté scénario... Car à part se rendre à Abu Dhabi (sous prétexte que Samantha y a un contrat à signer), aucune intrigue n'est vraiment développée. Attendez, si! Carrie se pose des questions. Oui enfin, ça fait six saisons et un film passés qu'elle s'en pose donc ce n'est pas une nouveauté. Même Big, l'homme de toutes les passions, de tous les dangers, est devenu un vieux schnock qui ne veut plus quitter son canapé. Le premier film, s'il n'était pas une franche réussite avait néanmoins su rester dans la veine de la série. A garder quasiment intact son piquant et tous ses enseignements. Ici, on a plus l'impression de regarder un mauvais épisode de Desperate Housewives que de retrouver nos quatre insolentes copines. Cette suite aura au moins le mérite d'être drôle. Rendons grâce à l'hilarante et irremplaçable Samantha Jones. Si Carrie était l'héroïne de la série et du premier film, celle à qui on pouvait le plus s'identifier, Kim Cattrall est la star de ce second long-métrage. Sa personnalité explosive et incontrôlable tranche nettement (et le mot est faible) avec la région choisie.
Censée se dérouler à Abu Dhabi mais tourné au Maroc, cette suite prend des couleurs exotiques. Mais si ces décors orientaux, luxueux à la limite de l'ostentation réveillent en nous, de lointains souvenirs des contes des Mille et une nuits, les mésaventures de nos quatre héroïnes ne donnent pas spécialement envie d'en faire notre prochaine destination. Michael Patrick King accumule d'ailleurs des scènes bien ambigus à son sujet. De Samantha en prise avec la justice pour ses vertus trop légères, à Carrie qui se demande comment cette femme complètement voilée pourra manger ses frites... on sent bien que le réalisateur tente de dénoncer la place réservée aux femmes au Moyen-Orient. Mais le cinéaste rate le coche en tentant de le faire sur le ton de la comédie. Le film caricature le seul sujet critique qu'il aborde, là où la série l'aurait traité avec plus de subtilité. Dommage! Sinon côté chiffons, Patricia Field exécute un travail d'orfèvre comme à son habitude. Ce défilé de robes de princesse en plein désert oriental en fera rêver plus d'une. Il est toutefois décevant qu'en ces temps de crise économique, l'opulence ait été préférée à la sobriété. Un choix qui aurait été plus approprié.
Fort d'une promotion marathon, le film a immédiatement pris la direction du box-office. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à nos quatre amies même s'il y aura eu beaucoup de bruit pour rien. Peut-être que Carrie n'est pas faite pour le cinéma. Le format télé seyait mieux à notre chère célibataire. Qui, on l'oublie, ne l'est plus. Enfin de compte, ça doit être là que le bât blesse. Bradshaw était plus drôle quand elle courrait dans tout New York à la recherche du grand amour.