dimanche 14 septembre 2008

MAMMA MIA **

Sorti le: 10/09/08
Réalisateur: Phyllida Lloyd
Avec: Meryl Streep, Pierce Brosnan, Colin Firth, Stellan Skarsgard, Amanda Seyfried, Dominic Cooper, Julie Walters, Christine Baranski...

Sophie, 20 ans va se marier sous peu. Elle qui n'a jamais connu son père, découvre qu'elle a trois pères potentiels en lisant le journal intime de sa mère. Elle décide de les inviter à son mariage afin de savoir lequel est son véritable géniteur. Mais son entourage ne se doute de rien.
A la base, comédie musicale à succès de Broadway reprenant les plus célèbres chansons d'Abba pour illustrer l'histoire d'une jeune fille et de sa mère, Hollywood s'est emparé de cette poule aux oeufs d'or. Le film devrait largement dépasser les trente millions de spectateurs qui ont déjà vu la pièce. Et ainsi permettre à ceux qui ne l'ont pas vu de rattraper leur retard.
Reprenant les clefs du succès, le trio de femmes à l'origine du spectacle ont la charge d'adapter la pièce. Ainsi, la scénariste Catherine Johnson, la réalisatrice Phyllida Lloyd et la productrice Judy Craymer rempilent côté cinéma. Seuls le casting a changé. Fini les artistes de Broadway, place aux valeurs sûres d'Hollywood pour assurer le show. Meryl Streep qui avait déjà prouvé quelques prouesses vocales dans "The last show" de Robert Altman joue la mère aux trois amants avec une joie non dissimulée. Chargée de chanter la majorité des chansons, elle n'a pas une voix exceptionnelle mais celle-ci suffit pour revisiter les tubes d'Abba. Si Amanda Seyfried est la meilleure dans la catégorie chant, il vaut mieux que Pierce Brosnan ne tente pas de se reconvertir dans la chanson.
Le film est un peu long pour une comédie musicale, deux heures. Et il cumule les défauts. Les acteurs ne font pas la part entre le cinéma et Broadway et adoptent un jeu très théâtral. Leurs perpétuelles grimaces finissent par être lourdes. Mais la musique d'Abba donne la pêche, les chansons cultes du groupe sont le seul véritable intérêt du film. Et s'il fallait ne donner qu'une seule bonne raison d'aller voir "Mamma Mia", la dernière scène qui atteint des sommets d'hilarité en serait une excellente.
C'est par moment ridicule, parfois vraiment kitch mais c'est toujours adorable.

bande annonce allociné

LA FILLE DE MONACO **

Sorti le: 20/08/08
Réalisateur: Anne Fontaine
Avec: Fabrice Luchini, Roschdy zem, Louise Bourgoin...

Un brillant avocat doit séjourner à Monaco pour travailler sur une affaire délicate. Il y fait la connaissance d'une miss météo envahissante qui ne connaît aucune limite. L'histoire prend une mauvaise tournure. Pourtant le garde du corps dont on l'a affublé l'avait prévenu.
Faisant partie de la catégorie des comédies dramatiques qu'Anne Fontaine affectionne de réaliser, "La fille de Monaco" ne vaut que pour son trio d'acteurs.
Vaudeville dramatique, le film aurait peut-être gagné à être plus ludique et plus clair. Le personnage de Luchini parle parfois pour ne rien dire et celui de Zem est trop mutique pour que le spectateur puisse tout saisir.
Heureusement que le casting bien improbable sur le papier mais dont l'alchimie est évidente à l'écran est là pour assurer le spectacle.
Fabrice Luchini semble beau reprendre le même rôle à chaque film, sa verve savante fait toujours merveille. Roschdy Zem, parfait en être froid et cynique qui cache son jeu mériterait mieux qu'un énième second rôle. Quant à Louise Bourgoin, elle étonne. L'ancienne miss météo de Canal+ prend le risque de se voir cantonner aux rôles de pouffes manipulatrices. Espérons que les producteurs et autres réalisateurs sauront voir au-delà de cette image et lui donneront la chance d'aller plus loin. Très présente dans le film, elle donne de sa personne et de son corps pour ses premiers pas au cinéma. Elle décoiffe littéralement Luchini, énerve Roschdy Zem. Bref, elle ne laisse personne indifférent.
Malgré ce bon casting, le film peut sembler long et brouillon. La confusion des sentiments des protagonistes gagne le spectateur qui sort de la salle plein de questions.

bande annonce allociné

mercredi 3 septembre 2008

CHRISTOPHER ATKINS

Cet article instigué par ma chère amie Cécile lui est dédicacée.

Boucles blondes. Corps d'éphèbe. Bouille juvénile. Christopher Atkins faisait fantasmer la plupart des jeunes filles au début des années 80. Rien ne semble pourtant le différencier de ses anciens collègues mais contrairement à eux, Atkins fait encore aujourd'hui l'objet de sites et de blogs entretenus par la descendance desdites jeunes filles.
Trois films peuvent expliquer la pérennité de son souvenir. Le célèbre "Lagon bleu", témoin de ses amours naissants avec Brooke Shields, "The Pirate movie", petite comédie musicale où il partage la vedette avec la non moins culte Kristy McNichol et enfin, "A night in heaven" où jeune étudiant stripteaseur, il séduit une de ces profs.
"A night in heaven" au pitch invraisemblable est peut-être le film qui illustre le mieux l'image que les gens ont aujourd'hui gardé d'Atkins. Un jeune apollon blond au charme ravageur. Son striptease digne de celui de Basinger dans "Neuf semaine et demi" bouleverse sa professeur désemparée de voir son mari s'éloigner d'elle et la fait succomber. On est très loin du sex-appeal de Richard Gere dans "American Gigolo" ou encore dans "Officier et gentlemen" mais Atkins est bon élève. Toutefois le film tire sur la longueur et le sujet est peu passionnant. On préférera rire et chanter devant "The pirate movie", charmante comédie musicale qui lui permet de pousser la chansonnette avec Kristy McNichol. Celle-ci incarne une jeune fille qui s'évanouit et rêve qu'elle tombe amoureuse d'un jeune homme (Atkins) lié par un promesse au roi des pirates. Le film peut paraître ridicule dans un premier temps mais le kitch et la fantaisie de celui-ci peut se justifier car après tout, nous sommes dans un rêve donc tout est permis. L'humour y est bon enfant malgré les nombreuses allusions et sous-entendus que les acteurs multiplient.
Quant au compositeur Terry Britten, il a bien travaillé. Les chansons restent en tête et mettent de bonne humeur. On est loin d'une grande comédie musicale à la Broadway, type "Hairspray" ou "Grease" mais certaines chansons, notamment la première ("Victory" entonné par l'ensemble des pirates) ne déméritent pas face à ces grands musicals. Cette comédie nous réserve vraiment de bons moments, notamment ceux mettant en scène Ted Hamilton, hilarant en roi des pirates à l'égo surdimensionné et incapable face à l'adolescent inexpérimenté qu'incarne Atkins.
Mais le meilleur film d'Atkins et le plus connu reste "Le lagon bleu". L'insouciance d'Atkins et de Brooke Shields est d'une pureté rafraichissante. Les deux acteurs aussi beaux que complices interprètent deux jeunes livrés à eux-mêmes sur une île déserte suite à un naufrage. On assiste alors à leur apprentissage de la vie, tous deux vierges de tout savoir. Le film bercé par une très jolie musique de Basil Poledouris nous plonge dans une douce mélancolie mêlant à la fois innocence et sensualité. Le film peut paraître naïf mais il ne fait que réinterpréter la fameuse histoire de Paul et Virginie.
Si Atkins continue de tourner, il n'a pas fait carrière comme certains jeunes ados de son époque. Peut-être la faute à son jeu parfois trop théâtral mais il est certain que les filles continueront longtemps à fantasmer. Peut-être cette fois-ci par la faute de ces boucles blondes qui le distinguent de tous les autres jeunes de sa génération.

mardi 2 septembre 2008

THE DARK KNIGHT Le chevalier noir ****


Titre original : The Dark Knight
Sortie : 13 août 2008
De : Christopher Nolan
Avec : Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckart, Michael Caine, Morgan Freeman, Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman...

Batman a beau avoir trouvé un allié de poids en la personne du procureur Harvey Dent, Gotham et sa pègre ne lui laisse aucun répit. En plus de devoir composer avec le Joker, psychopathe qui ne rêve que de chaos et d'anarchie, Batman tente de redorer son image auprès des habitants de la ville qui ne voient en lui qu'un hors-la-loi.

Après le succès de Batman begins, la barre était haute pour Christopher Nolan. Mais ce dernier la dépasse allègrement avec ce second opus. Lui et son frère, Jonathan Nolan livrent un scénario d'une incroyable qualité. Si Burton, réalisateur des tous premiers Batman avec Michael Keaton dans le rôle titre, donnaient des couleurs de bande dessinée à ses films n'hésitant pas à être kitch et gothique, les Nolan prennent très au sérieux toute la mythologie du super-héros et développent au maximum tous les personnages clés de son univers. Ainsi, si le premier opus se concentrait sur Bruce Wayne et les raisons qui le poussent à devenir Batman, sa suite met l'accent sur les méchants de l'histoire. Au final, ce sont véritablement eux les héros du film. Les personnages du Joker et d'Harvey Dent sont si bien écrits que celui de Batman paraît presque fade à côté. On s'en lasse vite. Christian Bale totalement dépassé par les interprétations d'Heath Ledger et d'Aaron Eckart n'a jamais été aussi peu charismatique. Le regretté Heath Ledger dans le rôle du Joker livre une incroyable performance qui lui vaudra d'être récompensé à titre posthume par l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Loin de la caricaturale et égocentrique interprétation de Jack Nicholson, il est à la fois drôle et terrifiant dans le rôle du Joker, et ne tombe jamais dans le ridicule, ni même ne le frôle. Mais c'est surtout par Aaron Eckart que Bale se fait piquer la vedette. Ce dernier trouve ici l'un de ses meilleurs rôles. Le film a beau s'appeler The Dark Knight, c'est l'histoire d' Harvey Dent qui nous est contée. Découvrir sa rayonnante personnalité et le voir basculer du mauvais côté, se transformer en double-face est vraiment passionnant.
Quant à l'action, elle est bien présente. C'est tout de même un film de super-héros qu'on vient voir. Certaine scènes ne déméritent pas face aux plus efficaces action movies, celle d'un camion qui subit un looping intégral en pleine rue est notamment très impressionnante. Mais les quasi deux heures trente de film sont surtout l'occasion d'assister à la dernière et géniale interprétation d'Heath Ledger en passe de devenir culte.

lundi 1 septembre 2008

TROPA DE ELITE (troupe d'élite) **

Sorti le : 03/09/08
Réalisateur: José Padilha et James D'Arcy
Avec: Wagner Moura, Caio Junquera, André Ramiro, Fernanda Machado...

Les forces de police courantes étant corrompues, les troupes d'élite du BOPE (bataillon des opérations spéciales de police) sont seules pour combattre les trafiquants de drogue dans les favelas de Rio. Situation que le capitaine Nascimento ne supporte plus. Afin de se retirer auprès de sa femme enceinte de leur premier enfant, il se met en tête de rechercher son successeur. Neto et Matias, deux amis d'enfance aux caractères bien différents sont ses deux favoris.
Lauréat de l'ours d'or du festival de Berlin en 2008, le film livre sans fard un portrait cynique et réaliste du métier de policier à Rio. Métier qu'il ne fait pas bon d'exercer de nos jours tant la violence et la criminalité se sont accrues.
Interdit aux moins de 16 ans, le film contient quelques scènes intenses dénonçant la violence à laquelle le BOPE est confrontée et doit se livrer pour mener à bien ses opérations. On peut certainement voir dans l'attribution de l'ours d'or à "Troupe d'élite", le désir par Berlin de conforter cette dénonciation et ce au détriment de "There will be blood", autre grand favori du festival.
Wagner Moura, interprète du capitaine Nascimento, est l'homme du film. Tiraillé entre son désir de retraite paisible et son devoir de policier, il met sa vie en danger à chaque seconde pour son métier. Le voir se livrer à des interrogatoires chocs en pleine favela et mettre à bouts de nerfs des prétendants à son titre en pleine formation met en lumière son jeu brut et nerveux.
Quant aux deux principaux prétendants, nos sentiments pour eux sont aussi différents que leurs personnalités s'opposent. Si Neto, le casse cou à la gâchette facile laisse froid tant sa seule volonté est d'abattre des trafiquants, Matias est nettement plus attachant. Voir ses idéaux partir en fumée au contact de la favela et des jeunes brésiliens aux idées tranchées sur la police peut se révéler dur mais la réalité n'est pas autre.
"Troupes d'élite" est au final un bon film qui vaut le coup d'oeil qui tire même du côté du documentaire mais on est bien loin du chef d'oeuvre de Fernando Meirelles "La cité de Dieu" qui lui, nous plonge au coeur de la favela.
Le grand mérite de "Troupe d'élite" sera de nous faire découvrir, l'autre côté du miroir, le quotidien toujours tendu et difficile de la police spéciale de Rio.

bande annonce allociné

samedi 2 août 2008

NOS 18 ANS ***

Sorti le: 16/07/08
Réalisateur: Frédéric Berthe
Avec: Théo Frilet, Valentine Catzéflis, Michel Blanc, Bernadette Lafont, Arthur Dupont, Julia Piaton, Pierre Boulanger, Liza Manili...

Lucas, jeune lycéen se prépare à passer son bac et pour fêter la fin de sa scolarité, dit ses quatre vérités à son prof de philo. Mais Lucas joue de malchance, non seulement le prof en question fait partie du jury aux oraux mais la jeune fille dont il vient de tomber amoureux est sa fille.
Si vous cherchez juste à passer un bon moment, cette comédie estivale sans prétention répondra à vos attentes.
Il est seulement dommage que le film ne se soit pas voulu plus réaliste. Les personnages du film semblent bien trop expérimentés sur la vie pour leur jeune âge. Tant physiquement que mentalement, ces jeunes bacheliers ont l'air d'avoir la vingtaine. De plus, il est rare de voir des jeunes aussi peu intéressés par leur bac, les héros de "Nos 18 ans" passent la plupart du temps de leurs révisions à la plage ou à flâner. Donc n'attendez pas de portrait juste et sincère de la jeunesse française en proie avec le bac.
Une fois sorti de la salle de cinéma, vous oublierez aussi vite ce film à la portée aussi légère que ses thèmes. Malgré tout, cette comédie sans être hilarante est agréable à regarder. Mais surtout à entendre. La BO choisie, mêlant des tubes pop rock des années 80 et des chansons plus anonymes mais du même ton est quasiment un sans faute.
Quant au casting, le film donne la part belle aux garçons, les filles ont des rôles plus effacés (seule Julia Piaton tire son épingle du jeu). Théo Frilet rend le personnage de Lucas très attachant, Arthur Dupont qui incarne Maxime, le meilleur ami de Lucas, plus obsédé par les filles que par son bac est la caution comique du film mais on se demande ce que vient faire Pierre Boulanger dans ce film. Il est clair que cet acteur au charisme évident percera un jour dans la cour des grands. On sent en lui ce quelque chose qui manque à tous les autres.
Alors il y a bien Pierre Boulanger dans un petit rôle, la gueule d'ange de Théo Frilet et une BO éclatante mais cela ne suffit pas à faire sortir le spectateur de la lassitude dans laquelle le film nous plonge progressivement. Il est dommage que le scénario ne se concentre que sur la pseudo-histoire d'amour du héros à laquelle on ne croit pas une seconde alors que Michel Blanc dans le rôle du prof de philo plus blessé par la vie que méchant semblait le point du film le plus intéressant à développer.
Au final, on ressortira souriant de ce film ensoleillé mais déçu de la tournure désinvolte qu'il prend.

bande annonce allociné

samedi 19 juillet 2008

WANTED: choisis ton destin **

Sorti le: 16/07/08
Réalisateur: Timur Bekmambetov
Avec: James McAvoy, Angelina Jolie, Morgan Freeman, Thomas Kretschmann...

Wesley Gibson est un jeune homme ordinaire qui déteste sa vie : il hait son job, n'a pas un sou en poche et sa fiancée le trompe avec son meilleur ami. Mais quand il apprend que son père était un tueur professionnel au service d'une société secrète nommée "La Confrérie", son existence s'en trouve bouleversée. Son père ayant été assassiné par l'un des membres dissidents de cette organisation, il accepte de la rejoindre afin de le venger.
Il y a deux types de bandes annonces, celles qui compilent les meilleurs moments du film et nous laissent sur notre faim au cinéma (cf "Hancock") ou celles qui comme "Wanted" tiennent toutes leurs promesses. Le trailer laissait présager un bon blockbuster pop-corn pour ce mois de juillet et on est surpris une fois dans l'obscurité de voir que la bande annonce n'était qu'un léger avant-goût.
Timur Bekmambetov est surtout connu pour "Night Watch", film fantastique russe opposant les forces du bien et du mal, camps représentés par des êtres dotés de pouvoirs surnaturels.
Le film fut un carton au box-office de son pays natal, et Bekmambetov lui donna une suite "Day Watch" qui connut le même succès. Un troisième volet est d’ailleurs bientôt prévu. Le réalisateur de cette trilogie en devenir signe ici son premier film hollywoodien. Reprenant les clefs de sa réussite, il livre un film d'action aux scènes plutôt spectaculaires mêlé d'une pointe de philosophie. Une pointe, en effet car soyons honnêtes, la question que pose le film (est-il moral de tuer une personne si cela permet de sauver des milliers d'autres vies?) n'a que peu d'intérêt face à la somme d'action que le spectateur est venu chercher. Et de l'action, il y en a à revendre.
Si Angelina Jolie et Morgan Freeman sont à la limite de la figuration (ils ne donnent que le strict minimum), il est très agréable de voir l'excellent James McAvoy s'éloigner un moment des drames romantiques très fades auxquels il nous avait habitués. Ce type de film lui va très bien et il ne serait pas étonnant de le revoir dans un tel rôle prochainement. Mais si McAvoy semble prêt à détrôner les acteurs les plus physiques, le principal attrait du film réside dans tous ses scènes d'action parfaitement réalisées par Bekmambetov. "Wanted" contient ni plus ni moins, deux scènes qui pourraient très bien devenir d'anthologie. Il y a dans ce film un train et une fusillade finale qui vous couperont le souffle. Le spectateur était venu voir un blockbuster estival et il assiste finalement à un cinéma d'action renouvelé.
L'histoire peut paraître simplette (la révélation attendue toutefois peu facile à deviner est un bien piètre rebondissement) mais il serait dommage de passer à côté d'un aussi bon film d'action.

bande annonce allociné

vendredi 11 juillet 2008

HANCOCK **


Sortie : 9 juillet 2008
De : Peter Berg
Avec : Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman...

John Hancock est amnésique, poivrot, coûte des millions de dollars en dommages matériels et possède des pouvoirs surnaturels. Bien qu'il se serve de ceux-ci pour sauver la vie des habitants de Los Angeles, ces derniers sont exaspérés par son attitude des plus antipathiques. Alors quand un expert en relations publiques se fait sauver la vie par Hancock, il lui propose de redorer son image.

La bande annonce était alléchante. Fini les Spiderman et autres Superman moulés dans leur tenue de super-héros, sauvant le monde et tout auréolés de gloire. On est pressé de découvrir cet anti héros faussement parodique. Car s'il a de grands pouvoirs et parvient à faire baisser la criminalité, ce n'est pas sans faire de casse et sans gâcher l'argent du contribuable californien.
La première partie du film répond à nos attentes. On rit franchement de et avec Hancock. Le voir voler en titubant, détruire tout sur son passage, et rater ses atterrissages sont de très bons gags. Will Smith se régale de ce retour à la comédie et s'en donne à coeur joie n'hésitant pas à en faire trop dans la peau de ce raté.
Mais dès que le film atteint sa seconde partie. Juste après qu'Hancock ait fini sa formation de gentil et bon héros au service du peuple, on s'ennuie ferme. On ne rigole plus et on doit faire face à un Hancock en proie aux démons de sa vie passée dont il n'a pas le moindre souvenir. La bande annonce ayant totalement fait l'impasse sur le repentir d'Hancock, on assiste à une séance d'introspection dont on se serait bien passée.
Dommage car Peter Berg nous avait habitué à des films de bien meilleure qualité. On sent ici le film de commande, on lui conseille de vite retourner à des oeuvres plus personnelles telles que l'excellente surprise de 2007 Le Royaume. Les effets spéciaux n'aident pas. Ils sont tout simplement navrants proches de ceux des Quatre Fantastiques. Il vaut mieux retourner voir Le monde de Narnia : le prince Caspian pour s'en mettre plein les yeux.
En matière de casting, Jason Bateman est bien gentil mais son personnage n'est que le faire-valoir de Will Smith et de Charlize Theron. Cette dernière, responsable du tournant dramatique du film, n'est qu'une jolie coquille vide malgré un rôle à l'enjeu majeur. Bateman et elle ne font pas une minute le poids face à un Will Smith, décidément excellent. Meilleur de film en film, il ne fait aucun doute qu'il est désormais et qu'il restera à jamais une figure incontournable du paysage cinématographique hollywoodien. Intense dans ces derniers films (notamment dans A la poursuite du bonheur, Je suis une légende ou Ali), il cabotine ici à souhait, s'amuse pour se faire et faire plaisir. Et si la parodie se transforme au bout de 45 minutes en vrai film de super héros et déçoit nos espoirs d'une grosse comédie poussive, cela reste un plaisir de voir jouer l'acteur même dans les scènes les plus fastidieuses. S'il a été un temps "le prince de Bel-Air", il est aujourd'hui, sans nul conteste "le roi d'Hollywood".

samedi 5 juillet 2008

LE MONDE DE NARNIA : chapitre 2 - Prince Caspian ***


Sortie : 25 juin 2008
De : Andrew Adamson
Avec : Ben Barnes, William Moseley, Anna Popplewell, Skandar Keynes, Georgie Henley, Peter Dinklage, Warwick Davies, Sergio Castellitto, Pierfrancesco Favino...

Alors que la fratrie Pevensie essaye de se reconstruire une vie un an après leur départ de Narnia, le prince Caspian, héritier légitime du trône les appelle à l'aide. Son oncle Mizar règne sans pitié sur le monde de Narnia et tente de se débarasser de lui pour que son propre fils devienne le nouveau prétendant au trône. Caspian et les Pevensie s'unissent et partent à la recherche d'Aslan afin de rendre à Narnia, sa liberté passée.

Après le succès du premier opus, Le monde de Narnia: chapitre 1 - Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, il était évident qu'une suite verrait le jour. Le pire aurait été d'assister à une pâle copie du précédent épisode peu grandiose (la faute à la volonté de ne pas choquer le jeune public). Mais plus de peur que de mal, Le prince Caspian est une franche réussite. Ce second chapitre lorgne du coté de l'oeuvre de Tolkien. Le casting a vieilli, le public également et la saga en sort grandie. Même le budget a été revu à la hausse, les épées du premier opus semblant sortir d'un magasin de jouets, ont laissé leur place à des armes plus réalistes malgré la toujours très irréaliste absence de sang. Aslan, le lion sauveur de Narnia est lui aussi somptueux que dans l'épisode précédent. Peter, Susan, Edmund et Lucy nous ayant déjà été présentés dans Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique, Le Prince Caspian préfère se concentrer sur celui qui prête son nom à ce chapitre. L'introduction de ce cinquième héros aux côtés des quatre frères et soeurs donne un coup de boost à la saga. Elle permet de développer les intrigues.
L'attirance entendue entre Caspian et Susan, la plus grande des deux soeurs, tirant sur le mièvre inutile, on préférera s'attarder sur l'amicale rivalité qui oppose Caspian à Peter. Se vouant une admiration mutuelle, le prince héritier et l'aîné des Pevensie se disputent le leadership et prônent des stratégies différentes. Il est clair que l'antagonisme de ces deux personnages est le principal intérêt du film. Mais si l'impeccable Ben Barnes qui interprète Caspian, est sur le devant de l'affiche, on ne voit que William Moseley alias Peter. Ce dernier si charitable et juste dans le premier chapitre est bien plus impétueux dans celui-ci. Malheureux à Londres de ne plus être considéré comme un roi, il vit son retour à Narnia comme une revanche sur cet injuste anonymat et frôle la prétention à certains moments. Heureusement, son frère et ses soeurs ainsi que Caspian sont là pour le modérer. Mais il y a une insolence dans le regard de Moseley qui n'appartient qu'aux plus grands. Il est néanmoins dommage que les autres personnages aient été moins développés. Notamment celui d'Edmund, héros bien attachant. Son caractère ambigu du premier épisode manque. Il s'est tant repenti aujourd'hui qu'il est encore plus charitable que Peter lui-même. Toujours aux côtés de son grand frère, prêt à l'aider à tout moment, il est tel un attaché de presse assurant la promotion de son roi. Il semble encore vouloir expier sa faute, la trahison dont il s'est rendu coupable en succombant au charme maléfique de la sorcière blanche. Erreur dont il se repentira définitivement lors d'une mémorable séquence quelque peu angoissante. Espérons toutefois que son personnage soit plus développé dans le troisième opus à venir (L'odyssée du passeur d'aurore dont il devrait être le héros avec Caspian et Lucy, Peter et Susan ne devant pas revenir). 
Le monde de Narnia : chapitre 2 - Prince Caspian est un film qu'on aurait voulu détester mais finalement on l'adore. Le film est prévisible, parfois mièvre, et lourd de références chrétiennes (la figure christique d'Aslan est plus que flagrante) mais il a un charme insolent. Vivement le chapitre trois, en espérant que l'évolution vers des thèmes plus adultes s'y poursuive et qu'il ne pâtisse pas de l'absence du futur grand William Moseley.

dimanche 29 juin 2008

SPEED RACER ***

Sorti le: 18/06/08
Réalisateur: Larry et Andy Wachowski
Avec: Emile Hirsch, Matthew Fox, Christina Ricci, John Goodman, Susan Sarandon...

Speed Racer est le meilleur pilote de sa génération. Hanté par le fantôme de son frère qui fut autrefois un grand champion, il n'a qu'un rêve, l'égaler, voire même le surpasser. Fidèle à la firme de son père, Speed refuse les propositions de puissantes écuries dont celle de Royalton qui par rancune se promet de détruire la carrière prometteuse du jeune prodige. Après avoir découvert que les plus grandes courses étaient truquées, Speed décide de s'allier aux pilotes qui luttent contre la corruption de son sport fétiche.
Après le génial thriller "Bound", l'inégale trilogie philosophico-fantastique "Matrix" et le décevant pamphlet politique "V for vendetta", les frères Wachowski s'attaquent au film familial.
"Speed Racer" est l'adaptation cinématographique d'un manga japonais "Mach Go Go Go" qui fit un carton aux Etats-Unis. Les deux réalisateurs accomplissent un travail remarquable. Les courses sont tout simplement scotchantes, digne d'une attraction. Celle de Casa Cristo, longue de 5000 kilomètres traversant plusieurs continents est particulièrement réussie. Cette course très dangereuse ayant coûté la vie au frère de Speed Racer, la tension et le suspens sont à son comble lors de sa traversée. Ne parlons pas de la course finale du Grand Prix. Les effets spéciaux n'ont jamais autant servi la cause du monde des courses de voitures. On se croirait presque au volant de la Mach 5, la voiture de Speed.
Le film est également réussie sur le plan visuel. Les protagonistes évoluent dans un monde futuriste ressemblant à un New-York japonaisé. Tout y est grandiose, fluo, kitch, disco, délirant. Même les combats entre les différents pilotes sont dignes des plus célèbres mangas. Les Wachowski semblent avoir fait exploser la palette de peinture. On pense d'ailleurs souvent à "Charlie et la chocolaterie" tant les décors font penser à une multitude de bonbons acidulés.
Si les courses sont sidérantes et les décors hallucinants, le film pêche par son côté familial. Certaines scènes empreintes de bons sentiments viennent alourdir le film. Dommage, il aurait été bon d'assombrir davantage les relations pourtant déjà bien complexes. Le film aurait gagné en noirceur et en intensité.
Le casting, quant à lui est plus qu'agréable. Les deux frères ont su s'entourer d'une joyeuse petite troupe d'acteurs n'hésitant pas à embaucher quelques talents européens. Ainsi, on remarquera la présence du Français Melvil Poupaud ou encore celle de l'Allemand Benno Führmann. Tous les comédiens de Sarandon à Hirsch sont frais et pimpants. Mais on ne voit dans le film que Matthew Fox. Après une très bonne performance dans "Angles d'attaque", l'acteur est ici, excellent dans le rôle de Racer X, pilote masqué, mystérieux et justicier voulant nettoyer le monde des courses de toute sa pègre.
L'acteur plus habitué aux séries est en train de se faire une belle place dans le monde du cinéma. Il est dommage que son talent n'ait pas été reconnu plus tôt.
"Speed Racer" ne sera pas le phénomène que "Matrix" a été. Mais hormis quelques scènes familiales un peu lourdes, le film impressionne dans sa virtuosité technique, dans son avalanche de couleurs et ses courses qui vous scotcheront au fond de votre fauteuil.

bande-annonce allociné

samedi 21 juin 2008

INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL **


Sortie : 21 mai 2008
De : Steven Spielberg
Avec : Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia Labeouf, John Hurt, Ray Winstone...

Alors que la guerre froide bat son plein, Indiana Jones part à la recherche des légendaires crânes de cristal qui une fois réunis constitueraient une énorme source de puissance. Il doit éviter que ces derniers ne tombent entre les mains des soviétiques et secourir deux de ses plus proches amis, le professeur Oxley et son ancienne fiancée Marion mais Indy pourra compter sur le fils de cette dernière, Mutt Williams, pour l'aider.

Voilà plus de 19 ans que le retour d'Indy était attendu (Indiana Jones et la dernière croisade date de 1989). La pression a dû peser à un point qu'on ne peut s'empêcher de ressentir une pointe de déception. Spielberg pêche par excès de gourmandise. A trop vouloir donner aux fans d'Indy, il fait dans la démesure. La saga Indiana Jones a beau être du pur divertissement, un certain réalisme n'aurait pas été de trop. Car si les trois premiers opus se basaient sur des contes mythologiques chrétiens ou aztèques, la légende du crâne de cristal est trop teintée de connotations extra-terrestres pour toucher le coeur de l'homme terre à terre. Les costumiers et les chargés de décors ont beau avoir parfaitement travaillé pour reconstituer les années 50, difficile de s'y croire quand on s'attend à voir débouler Mulder ou Scully à tout moment.
Que dire des soviétiques. Ce n'est pas qu'ils ne méritent pas le titre de super méchants, mais les nazis gagnent haut la main à ce jeu-là. Difficile d'établir une trame dramatique sur la guerre froide quand les deux meilleurs opus de la série Indiana Jones étaient basés sur la seconde guerre mondiale. Jamais Cate Blanchett aussi froide qu'un glaçon ne nous fera suer d'angoisse. Paul Freeman (Le belloq en quête de L'arche perdue) ou Alison Doody (le professeur Elsa schneider à la recherche du Graal), n'étaient pas plus chaleureux mais leurs personnages plus approfondis et plus ambigus avaient de l'envergure. Jones avait à l'époque des adversaires de taille.
Si les personnages n'ont en aucun cas perdu de leur témérité, avoir pris de l'âge leur a fait perdre leur insolence. Harrison Ford tout comme Karen Allen donnent de leur personne et font preuve d'une solide consistance vu leurs nombreuses scènes d'action mais leur jeu amoureux est bel et bien terminé. Difficile d'admettre que la Marion tenant tête à Indy dans Les aventuriers de l'arche perdue soit devenue telle une ado dévorant des yeux son héros. La scène finale du film les concernant est consternante. Indiana est lui égal à lui-même, et fait autant toujours preuve d'humour face à ses ennemis mais depuis quand se laisse-t-il appeler Henry. Lui qui tenait tant à ce qu'on l'appelle Indiana... 
Avouons-le, nos héros ont vieilli. Harrison Ford semble avoir pris le pas sur celui de son père cinématographique Sean Connery en reproduisant le shéma familial avec son propre fils fictif, Shia Labeouf. Ce dernier est la caution jeune du film. Après l'avoir déniché chez Disney et l'avoir fait batailler contre quelques robots géants dans sa production Transformers, Spielberg semble l'avoir désigné comme successeur d'Indy, et ne s'en cache pas. Vu la vigueur de l'archéologue, celui-ci n'est pas prêt de raccrocher fouet et chapeau mais Labeouf semble prêt à assurer l'intérim. Comme on dit, tel père tel fils, le jeune Mutt ne déroge pas à la règle. Il est aussi têtu, drôle et casse-cou que son père et son grand-père mais a hérité de la coquetterie de sa mère. Coquetterie qui sera la cause de nombreux fous rires tout au long du film. C'est un bonheur (et peut être le seul du film) de le voir se prendre pour un jeune rebelle au grand coeur tout droit sorti de L'équipée sauvage.
Loin d'égaler les trois premières aventures de la saga, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal nous fait passer un bon moment. On suit les nouvelles péripéties d'Indy avec le sourire et grand intérêt mais 20 ans se sont écoulés, difficile de les éluder. Heureusement, Shia Labeouf est là pour rafraîchir le tout. Il est toutefois dommage que Sean Connery ait refusé de participer à cet opus, voir trois générations de Jones réunies aurait été pour le coup un spectacle bien réjouissant.

vendredi 20 juin 2008

WALL-E **** (en avant-première)


Sortie : 30 juillet 2008
De : Andrew Stanton

Finis les 2D tant attendus pour les fêtes de Noël, Disney semble définitivement s'être entiché de Pixar afin de dépoussiérer les films destinés à un jeune public. Après Le monde de Nemo et 1001 pattes, Andrew Stanton revient avec Wall-EVoilà 700 ans que les habitants de la planète bleue l'ont déserté afin de survivre. Seul y est resté un petit robot nommé Wall-E dont la mission est de la nettoyer. Mais bientôt sa vie quotidienne rythmée par ses tâches ménagères est bouleversée par l'arrivée d'une petite "robote" nommée Eve venue explorer la Terre. Il en tombe immédiatement amoureux et la suit jusqu'aux confins de l'univers à ses risques et périls.

mardi 17 juin 2008

JCVD ****

Sorti le: 04/06/08
Réalisateur: Mabrouk el Mechri
Avec: Jean-Claude Van Damme, François Damiens, Zinedine Soualem, Karim Belkhadra...

Jean-Claude Van Damme en plein procès pour obtenir la garde de sa fille retourne en Belgique et se retrouve malgré lui dans un braquage qui dérape en prise d'otages.
Le scénario est totalement improbable, on y va avec une pointe d'à priori. Mais le film est une franche réussite, on sort totalement convaincu autant par Jean-Claude Van Damme que par Mabrouk el Mechri.
L'ancien JCVD est mort, vive le nouveau Van Damme. Il est méconnaissable, on ne l'a jamais vu si émouvant.
Le réalisateur rompt sciemment avec l'ancien style de l'acteur pour donner un second souffle à sa carrière. Preuve qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Van Damme est peut-être une montagne de muscles et les médias ont beau s'être délectés de ses célèbres disgressions philosophiques, derrière cette image, se cache ou plutôt nous n'avons pas su voir, l'homme. Un homme comme tant d'autres, en proie aux aléas douloureux de la vie. Il perd sa fille, son avocat le ruine, son agent est incapable de lui trouver un rôle digne de ce nom et il se retrouve mêlé à un braquage. Bref, il enchaîne les galères.
Le réalisateur français ne ménage pas la star. Fini, le héros qui terrasse ses adversaires à coups de karaté, Van Damme doit se taire et obéir aux braqueurs sous la menace d'un revolver. Ces derniers se servent même de lui comme d'un bouc émissaire. Mais Van Damme reste digne, touchant.
Ses partenaires de jeu méritent les mêmes éloges. François Damiens (le commissaire Bruges) est décidément aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame (à suivre), Zinedine Soualem est parfait en braqueur détestable à souhait tout comme Karim Belkhadra, malfrat pas si méchant que ça adouci par la passion qu'il voue à l'acteur.
Mais si on redécouvre Van Damme, on découvre tout court El Mechri. Le film réunit ces deux talents et plus d'une scène reflète cette alliance. Mais la plus révélatrice est celle où Van Damme désespéré se tourne vers Dieu. Le réalisateur élève littéralement l'acteur, la mise en scène est impeccable, et l'interprétation de Van Damme émeut aux larmes. Il se met à nu, fait face à la caméra et ouvre son coeur. Comment y rester insensible? Cette scène résume à elle seule le film.
Son talent, déjà notable dans "Virgil" se confirme avec "JCVD", le réalisateur est en passe de devenir un des plus grands cinéastes français. Il maîtrise parfaitement son art. Montage, musique, plans, trame narrative... Il n'y a rien à redire. On assiste à un drame humain doublé d'un bon film policier. Le suspens est bien présent, on s'intéresse réellement à l'issue que va prendre cette prise d'otages. Vivement son prochain film en espérant qu'il ne perde pas la fraîcheur et l'émotion qui le caractérise.
A voir et à revoir car en plus d'être un sacré bon film, "JCVD" nous permet de redécouvrir Van Damme. Peut-être même que le film permet à l'acteur de se retrouver.

http://fr.youtube.com/watch?v=piB8HgLcX7g&feature=user

lundi 16 juin 2008

PHENOMENES *


Sortie : 11 juin 2008
De : M. Night Shyamalan
Avec : Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo...

Le calme et le beau temps règnent sur New-York quand survient un étrange phénomène: des milliers de gens se suicident après avoir adopté un comportement singulier. Si le pays pense d'abord à une attaque terroriste chimique, il semblerait enfin de compte que ce soit la nature elle-même qui tue. 

Pourtant le film commençait bien. Les cinq premières minutes où on assiste médusés au suicide collectif de plusieurs New-Yorkais sont même une franche réussite. Mais dès le phénomène dévoilé et les deux amis profs (John Leguizamo et Mark Wahlberg) présentés au spectateur, Shyamalan nous bassine avec sa morale à deux francs. Les pseudo-problèmes que le couple formé par Wahlberg et Zooey Deschanel (particulièrement mauvaise) traverse sont aussi passionnants que le phénomène est effrayant. Bref, tout ici n'est que du vent. Depuis Sixième sens et Incassable, le réalisateur américain semble ne plus vouloir innover. Même Wahlberg, génial dans La nuit nous appartient, peine ici à livrer une bonne prestation. 
Sous prétexte de vouloir donner une petite leçon, Shyamalan fait se retourner la nature contre l'homme en lui faisant perdre tout repère à tel point qu'il préfère se suicider. Le but est louable mais jamais, le phénomène n'est expliqué, et le spectateur ressort la tête pleine de questions. Questions qui s'évaporent aussi vite que le souvenir de ce film qui enfin de compte reste très inutile. Où Shyamalan veut-il en venir? 

vendredi 6 juin 2008

SEX AND THE CITY **

Sorti le: 28/05/08
Réalisateur: Michaël Patrick King
Avec: Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davies, Chris Noth...

Nul besoin de présenter Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, devenues depuis pas mal de temps maintenant de bonnes amies pleines de bons conseils.
Le film reprend là où la série s’était arrêtée. Trois années se sont passée et aucun nuage à l’horizon. Charlotte est comblée par Harry et leur fille adoptive, Miranda jongle entre travail et famille, Samantha prend du bon temps et s’occupe de la carrière de sa star de petit-ami et Carrie a retrouvé Big pour de bon. Mais si après la pluie vient le beau temps, après le beau temps arrive la pluie. Les laisser ainsi aurait été trop facile. Surtout quand Carrie décide de se marier avec Big, on sent les difficultés pointer à l'horizon.
Mais quel plaisir de les retrouver. L’attente fut longue mais le bonheur n’en est que plus grand. Sans être le film du siècle (on aura souvent l’impression de regarder un double-épisode du vendredi soir au cinéma), la surprise est bien agréable. Nos craintes étaient injustifiées, la série n’est pas sacrifiée sur l’autel de l’opération commerciale. On rit, on a la larme à l’œil, et on ne s’ennuie pas une seule seconde dans ce véritable défilé de mode de tout de même deux heures vingt. Patricia Field, costumière de la série et du film n’a pas lésiné sur les moyens pour le plus grand plaisir des yeux. Nos héroïnes rivalisent d’élégance et d’imagination.
Le film reste dans la continuité des aventures des quatre New-Yorkaises égales à elles-mêmes. Les filles ont peut-être fini par trouver leur grand amour après l’avoir si ardemment recherché pendant six saisons, mais désormais il va falloir composer avec et savoir le garder. Les trentenaires sont devenues des quadras et la spectatrice quelque soit son âge en apprend encore et toujours. Car s’il est vrai que les filles peuvent parfois nous sembler un peu irréalistes (toujours parfaitement coiffées, et chèrement habillées, dans une ville ultra chic, les difficultés financières ne semblant pas avoir de prise sur elles), le film est comme la série finement, subtilement écrit. Quatre ans d’absence n’aura pas nui au talent créateur du scénariste et réalisateur Michaël Patrick King ou l’homme qui lit dans les pensées des femmes.
Le film est principalement centré sur Carrie mais ses trois copines ne sont pas pour autant mises de côté. Et Samantha lui piquerait presque la vedette.
Les quatre amies sont toujours aussi inséparables et leurs interprètes respectives sont toutes d'excellentes actrices. Il est clair que rien ne serait pareil sans elles.
Bref, ça faisait quatre ans qu’on attendait leur retour, et la joie de les retrouver est bien là. Six ans d’amitié aussi indéfectible, ça vaut bien de telles retrouvailles !
Car après tout, si « Sex and the city » traite de la quête de l’amour, c’est l’amitié qu’elle a toujours glorifiée.

http://fr.youtube.com/watch?v=WbQll2sBS-4