samedi 25 juillet 2009

WHATEVER WORKS ***

Sortie: 1er juillet 2009
Réalisateur: Woody Allen
Avec: Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr, Patricia Clarkson, Henry Cavill...

Un vieux scientifique aigri et cynique retrouve un peu la joie de vivre auprès de Melody, une jeune fille un peu bête en cavale qu'il a recueilli.

Qu'il était temps que Woody Allen revienne à New York. Pas que son escapade européenne ait été si désagréable, "Scoop" était assez drôle. Mais loin de la grosse pomme, on avait l'impression que le réalisateur avait quelque peu perdu de sa superbe. Ses comédies bavardes sur le sens de a vie avaient laissé place à des histoires plus pessimistes. Comme si Allen, sans s'en rendre compte, avait le mal du pays. Car de retour à NY, le style si particulier du réalisateur refait surface. "Whatever works", réjouissante petite comédie nous fait renouer avec l'ancien Woody pour notre plus grand plaisir. Qu'il est bon de disserter sans fin tout en marchant dans les rues ensoleillées de NY. Larry David (idéal substitut de Woody) adore ça, et même si son flot de paroles incessant nous saoulent à quelques reprises, ses échanges avec Evan Rachel Wood, sur la chance qui gouverne nos vies notamment, sont drôles, instructifs et donnent à réfléchir. Du pur Allen, en somme. Mais que serait le film sans Patricia Clarkson, absolument savoureuse dans le rôle d'une mère coincée du Sud qui verra toutes ses convictions bouleversées par des rencontres improbables dans la mégalopole la plus excitante.
Espérons que Woody Allen, cet optimiste refoulé, ce cynique qui dissimule son romantisme, ne pense pas à quitter NY de nouveau. C'est une trop grande joie de le retrouver.

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samedi 11 juillet 2009

PUBLIC ENEMIES **

Sortie: 8 juillet 2009
Réalisateur: Michael Mann
Avec: Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Billy Crudup, Jason Clarke, Giovanni Ribisi, Stephen Graham, David Wenham, Branka Katic...

Années 30, John Dillinger est braqueur de banques. Très doué dans ce domaine, il est nommé ennemi public n°1 par Edgar J. Hoover, le patron du FBI. Dès lors, il sera poursuivi sans relâche par Melvin Purvis récemment nommé directeur du bureau fédéral de Chicago.

La bande annonce de bonne tenue promettait un film de gangsters dans la lignée des grands classiques et la présence de Michael Mann derrière la caméra rassurait (le réalisateur de "Heat", "Collateral" ou encore "Miami Vice" étant un habitué des confrontations bandits-police). Mais finalement point de thriller. Il y a beau avoir des braquages (et encore très peu pour quelqu'un qui en a fait son métier) et de multiples coups de fusils tirés, la réalisation se concentre sur le ressenti et non sur un pur suspense. Dans un premier temps, la déception est grande de ne pas se sentir pris dans l'intrigue. La première partie du film est même presque ennuyeuse. Dillinger braque, Dillinger échappe à la police, Dillinger rencontre Billie Frechette, l'amour de sa vie... Le tout filmé par une caméra numérique spécialement choisi afin de donner plus de réalisme au film. Bref, il ne se passe rien de vraiment excitant (hormis peut-être la scène d'évasion). Puis le bandit commence à jouer de malchance. La roue commence à tourner mais du mauvais sens. Et plus son malheur grandit, plus l'intérêt du spectateur aussi. Purvis prend le dessus et Dillinger est bientôt dépassé malgré son perpétuelle optimisme. La caméra numérique tout autant inutile qu'auparavant est définitivement faite pour les films d'atmosphère et non pas les reconstitutions historiques ou quasi historiques comme peut l'être "Public enemies". La caméra traditionnelle aurait fait meilleur effet. Le public aurait été encore plus émus des belles prestations qui composent le film. Christian Bale, plus mono-expressif que jamais et qui a l'air d'avoir perdu tout charisme ces derniers temps continuent à décevoir. Contrairement à Marion Cotillard et Johnny Depp. Si dans un premier temps, la concentration et la timidité (de jouer avec ) se lisent sur le visage de l'actrice, celle-ci se détend au fur et à mesure et livre au final une très jolie performance. Mais la vraie vedette est Johnny Depp. Ce dernier déploie durant deux heures trente un jeu subtil. E, braqueur élégant et désinvolte, Depp assure, mais c'est en amoureux transi qu'on l'aime le plus. Réellement émouvant, on se demande brusquement pourquoi, personne n'a encore eu l'idée de l'impliquer dans un drame amoureux.
Au final, "Public enemies" ne tient pas ses promesses de film de gangsters. On préférera revoir "Les incorruptibles" de De Palma. Mais Depp sauve en grande partie le film. On semble enfin retrouver l'acteur qui s'était perdu derrière le masque de Sparrow. Espérons que ce retour sera confirmé dans le "Alice in Wonderland" de Tim Burton dans lequel il tiendra le rôle du chapelier fou.

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mercredi 8 juillet 2009

TRANSFORMERS 2, LA REVANCHE *

Titre original : Transformers: Revenge of the fallen
Sortie : 24 juin 2009
Réalisateur : Michael Bay
Avec : Shia Labeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro, Ramon Rodriguez, Isabel Lucas...

Le premier était déjà presque de trop. Le deuxième l'est réellement. Après deux heures trente de soupirs d'exaspération, la libération se fait enfin. Que ce soit Shia Labeouf ou Megan Fox, les deux jeunes acteurs, comme tous leurs collègues ne parviennent pas à sauver le film et à nous tirer d'un inexorable ennui. Le scénario, pâle copie du premier opus (les gentils Autobots tentent de sauver l'humanité en combattent de nouveau les méchants Decepticons), ne recèle pas la moindre originalité. Alors les effets spéciaux sont éblouissants comme les previews et autres trailers le laissaient présager mais les 46 robots développés (au lieu des 14 dans le précédent opus) ont beau nous en mettre plein la vue, ce n'est vraiment pas suffisant pour nous coller à notre siège. Jamais ces aliens de métal ne sont attachants, ni même énervants. En matière de robots énervés, on n'a pas encore fait mieux que Terminator.

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mercredi 1 juillet 2009

WEST SIDE STORY ****

Sortie : 1961
Réalisateur : Robert Wise
Avec : Natalie Wood, Richard Beymer, George Chakiris, Rita Moreno, Russ Tamblyn…

Années 60, dans le West Side de NY, les Sharks, bande d’immigrés Portoricains et les Jets, groupe d’Américains, s’affrontent régulièrement mais leurs relations conflictuelles s’aggravent quand Maria, sœur de Bernado, chef des Sharks et Tony, copain des Jets tombent amoureux.

Adaptation ciné du spectacle de Broadway crée en 1957, mai surtout version moderne de la plus célèbre pièce de Shakespeare « Roméo et Juliette, « West Side Story » remporta 10 oscars l’année de sa sortie dont celui du meilleur film, et meilleur réalisateur.
Remettant la comédie musicale au goût du jour tout en lui conférant pour la première fois, une portée dramatique, le film de Wise est aujourd’hui une référence en la matière. Agrémentée de chorégraphies symbolisant la violence des combats, les chansons sont également devenues mythiques. Que ce soit la portée sociale de « America », l’allégresse de « I feel Pretty », le romantisme de « Tonight » et de « Maria » ou l’espérance d’un bonheur futur dans « Something’s coming », chaque chanson vaut les dialogues d’un scénario, chaque chanson nous en apprend un peu plus sur les personnages et la société dans laquelle ils vivent. Car si « West Side Story » est un « Roméo et Juliette » version latine et sixties, il est ég alement l’illustration des difficultés d’intégration des hispano-américains lors de cette décennie.
En afférant à son film un contexte social, Wise l’éloigne définitivement du type des musicals précédents et crée un nouveau genre malheureusement peu repris par la suite.
Autre point fort du film, ses parfaits seconds rôles. Si Natalie Wood et Richard Beymer forment un beau couple (leur rencontre dans une boîte du quartier est définitivement l’un des plus beaux coups de foudre filmé au cinéma), leurs partenaires (George Chakiris, Rita Moreno et Russ Tamblyn) moins la tête dans les nuages et directement impliqués dans le conflit, sont en fin de compte plus attachants. Cela explique sans aucun doute pourquoi Chakiris (Bernardo, chef des Sharks qui avait tenu le rôle de Riff dans la version théâtrale) et Moreno (épouse de Bernardo) ont obtenu les oscars des meilleurs seconds rôles quand Wood et Beymer n’ont pas été récompensés. Mais la palme revient à Rita Moreno. Exceptionnelle, cette dernière vous arrache le cœur. Perdant son amour à cause de celui naissant entre Tony et Maria, elle finit par pardonner et même aider. En vain.
Comédie musicale sur fond social renouvelant le genre et illustration supplémentaire que « Roméo et Juliette » est certainement l’histoire la plus propice à l’adaptation, « West Side Story » est un film à voir absolument.

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Vidéo de « America »
Vidéo de « I feel Pretty »
Vidéo de « Maria »
Vidéo de « Tonight »
Vidéo de « Something’s coming »









dimanche 28 juin 2009

LA VIE EST BELLE *****

A ne pas confondre bien sûr avec "La vie est belle" de Roberto Benigni.

Titre original: It's a wonderful life
Sortie: 1947
Réalisateur: Frank Capra
Avec: James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Henry Travers, H. B. Warner...

George Bailey rêve de parcourir le monde depuis sa plus tendre enfance mais à chaque fois qu'il s'apprête à partir, il y a toujours quelque chose qui l'en empêche. Notamment la reprise de l'affaire familiale "Prêts et constructions" qui permet à des familles sans le sou de devenir propriétaires de leur propre foyer. A la veille de Noël, alors que sa société devient réellement florissante et fait de l'ombre à Henry Potter, le banquier cupide de la ville qui veut la faire fermer, Bailey perd une grosse somme d'argent et pense mettre fin à ses jours. C'est alors que survient un ange, Clarence, en quête de ses ailes, qui va lui faire prendre conscience de l'importance cruciale de son existence.

A la fin de la guerre, Frank Capra, las de l'influence des studios sur ses films crée sa propre société de production, "Liberty films". "La vie est belle" est le premier long-métrage qu'il produit seul, et c'est peut-être la principale raison qui fait de ce film, le meilleur de toute sa prestigieuse filmographie. Aidé par un James Stewart au sommet de son talent, Capra livre un film dont l'influence est encore de mise aujourd'hui. Qui n'a jamais vu, ailleurs que dans ce film, la fameuse scène où l'ange, la veille de Noël, montre au héros ce que son monde serait sans lui. Citons "Family man de Brett Ratner avec Nicolas Cage ou encore le court-métrage de Disney, "Le Noël de Mickey" où Picsou, homme avare et sans scrupules devenait gentil et généreux après avoir rencontré l'esprit de Noël.
"La vie est belle" qui devrait être obligatoire, touche le spectateur directement au coeur et lui fait voir la vie autrement. Le film prônant l'amour, le sacrifice et la générosité au détriment de la cupidité démontre parfaitement que l'argent ne fait définitivement pas le bonheur.
Cette maxime illustrée par des scènes à la limite de la perfection (celle où Mary enfant souffle des mots d'amour à l'oreille sourde de George, celle où tous deux se retrouvent au téléphone avec un ami, puis celle où George fait face pour la première dans sa vie d'adulte à Potter et enfin toutes celles où M. Gower apparaît) trouve son point culminant dans cette scène miraculeuse où le frère de George clôt le film en lui portant un toast: "Un toast à mon grand frère George, l'homme le plus riche de la ville". Capra avait d'ailleurs toujours affirmer que son film n'avait pas été fait pour les professionnels du cinéma mais pour tous ceux qui étaient rejetés par la société. Pour leur dire qu'aucun homme n'était un raté.
"La vie et belle" va au-delà du simple classique, ce film est une leçon de vie brillamment orchestrée. Un des plus beaux films jamais réalisés, si ce n'est le plus beau.





LA-HAUT **** (en avant-première)


Sortie : 27 juillet 2009
De : Pete Doctor et Bob Peterson
Avec les voix : Edward Asner, Jordan Nagai, Bob Peterson, Christopher Plummer, Delroy Lindo,

Carl et Ellie qui se sont rencontrés très jeunes ont une passion commune, l'exploration. Ensemble, ils rêvent de partir à l'aventure et de s'installer près de Paradise Falls (les Chutes du Paradis), en Amérique du Sud mais la vie suit son cours et leur rêve ne se réalise jamais. Jusqu'à ce que Carl, anéanti par la mort de son épouse, et menacé d'expulsion, décide d'accomplir leur vieux projet.

Dixième long-métrage de Pixar et premier à avoir l'honneur d'ouvrir le festival de Cannes, Là-Haut"est certainement l'un des projets Pixar-Disney les plus attendus. L'association de Pete Doctor et de Bob Peterson fait des merveilles. Déjà à l'origine des plus beaux films d'animation (Doctor a réalisé Monstres and co et est l'auteur de l'idée originale de Wall-E tandis que Peterson est le scénariste du Monde de Nemo), ils nous livrent ce qui est certainement le meilleur Pixar réalisé à ce jour. Aussi bien pour les petits que pour les grands, tout le monde y trouvera son compte. Russell, le jeune scout embarqué par hasard dans les aventures de Carl emportera immédiatement l'adhésion des plus jeunes quand Carl sera immédiatement attachant aux yeux des adultes malgré son caractère grincheux.

mardi 23 juin 2009

La critique des BEAUX GOSSES ***

Sortie : 10 juin 2009
De : Riad Sattouf
Avec : Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Alice Tremolières, Julie Scheibling, Noémie Lvovsky, Irène Jacob, Emmanuelle Devos...

Dans un collège de Rennes, les premiers émois amoureux d'Hervé et de Kamel, les meilleurs amis du monde.

En compétition à Cannes 2009 dans la catégorie, la quinzaine des réalisateurs, Les beaux gosses est l'oeuvre de Riad Sattouf, auteur de bandes dessinées à succès dont La vie secrète des jeunes et Retour au collège dont il s'est inspiré pour son film. Se prêtant au rôle de réalisateur pour la première fois, le jeune cinéaste a les honneurs de Cannes et d'une presse dithyrambique. Il faut dire que loin d'embellir ses héros, Sattouf tend à un certain réalisme dont il grossit un maximum les traits afin de faire de ses ados, des loseurs intégraux.
A l'opposé des ados mannequins en mode Paris 16ème de Lol (très drôle mais définitivement pas réaliste), Hervé et Kamel sont presque laids, attardés, se moquent de leurs camarades qui leur rendent la pareille et font face à des parents et à des profs aussi déjantés qu'eux si ce n'est plus...Mais comme on a tous eu un Hervé ou un Kamel dans notre classe (si nous n'avons pas été comme eux, nous-mêmes), ils sont du coup très attachants et on se surprend à les soutenir dans leur quête. Cependant plus doués pour se faire jeter que pour séduire, les deux amis ont bien du mal à trouver ce qu'il cherche, jusqu'à ce qu'Aurore, une des filles les plus populaires de la classe jette son dévolu sur Hervé. Celui-ci aux débuts, loin de comprendre, finit dans ses bras et s'ensuit une série de sketchs voyant un Hervé, maladroit qui doit à la fois, composer avec sa nouvelle petite amie, son meilleur pote amoureux de la meilleure amie d'Aurore, et une mère dépressive et collante. Une mère interprétée par une savoureuse Noémie Lvovsky, aussi folle que son fils (peut-être même plus) mais surtout hilarante grâce à une absence total de tabous et de pudeur.
Les jeunes acteurs sont incroyables, à la fois drôles sans être caricaturaux, et touchants sans tomber dans le mélodrame. Sattouf a eu du flair en les choisissant. Le film est presque trop court, on aimerait voir la suite de leurs aventures, et surtout ils nous donnent envie de (re)lire les bandes dessinées du maître d'oeuvre.
Les beaux gosses est une vraie réussite. Drôle, touchant (surtout vers la fin), réaliste, ce teen movie plus trash que Lol et plus réaliste qu'un American pie livre un portrait de l'ado tel qu'il est réellement. Moche, bête, obsédé, paresseux, mais sur la voie de l'évolution (normal, il a 15 ans).


LASCARS **

Sortie: 17 juin 2009
Réalisateur : Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz
Avec les voix de: Vincent Cassel, Izm, Diane Kruger, Fréférique Bel, Omar et Fred, Gilles Lellouche, Hafid F. Benamar, Diam's, Vincent Desagnat, François Levantal, Eric Judor...

Tony Merguez et José Frelate, la dream team du ghetto, rêvent de partir en vacances mais arnaqués par l'agence de voyages, ils se retrouvent obligés de rester à la cité tout l'été. Afin de partir pour de bon, ils tentent par tous les moyens de se renflouer mais quand Tony décide de jouer les Tony Montana, les choses tournent mal.
Crées par Alexis Dolivet, Laurent Nicolas, Numéro 6, Cap1, Lucien Papalu et Izm (qui prête également sa voix à José Frelate), "Les lascars", avant d'être le film qu'on connaît aujourd'hui, est une série d'animation constituée d'épisodes d'une minute environ et racontant le quotidien de jeunes de banlieue. La série, enfin porté à l'écran après des années d'essais infructueux, est remise entre les mains d'Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klozt, tout droit sortis de l'école des gobelins pour son adaptation ciné. Les deux réalisateurs procèdent à un mélange de 2D et de 3D du meilleur effet. Le ton visuel du film dans un premier temps déroutant, rend le dessin ultra vivant et du coup, prenant. Bon point également pour le scénario. Jamais stigmatisés, les jeunes de cités sont toujours décrits de manière drôle et positive. Ces derniers toujours la vanne et le sourire à la bouche ont le don pour se retrouver dans des situations cocasses dont ils se sortent avec originalité et grand bruit. Quant auxdits jeunes, ils n'y en a pas un pour rattraper l'autre, mais leur confiance en eux leur confère une touche de sympathie. Ainsi, il y a d'abord Tony (Vincent Cassel est impeccable et s'en donne à coeur joie), le banlieusard qui ne rate jamais une occasion de se fourrer dans des embrouilles et son meilleur pote José (Izm) plus raisonné mais qui supporte toujours les conséquences des fautes de Tony. Autour d'eux gravitent d'autres personnages tout aussi burlesques et drôles. Notamment Manuella, la petite amie envahissante de Tony qui finit par le harceler (Fréférique Bel est parfaite, lui conférant toute la folie qu'elle a pu trouver en elle), Zoran, le caïd de la cité (Gilles Lellouche tout comme le dessin est tout bonnement impressionnant), Momo, le jeune délinquant qui se rêve cinéaste (Hafid F. Benamar a su rendre ce jeune aussi attachant que tête à claques), et enfin Narbé et Sammy, les deux frimeurs du quartier qui se vantent trop vite (Omar et Fred sont définitivement inimitables). Bref, une grosse bande de banlieusards dont, on ne rit pas à gorge déployée mais dont on prend plaisir à suivre les malencontreuses aventures. Et le film est à ne surtout pas rater pour son dénouement final juste hilarant. Frelate et Merguez rappant "le petit bonhomme vert", c'est prendre la banlieue à contre-pied, c'est de la pure autodérision, c'est du pur bonheur.

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samedi 20 juin 2009

SUNSHINE CLEANING ***

Sortie: 10 juin 2009
Réalisateur: Christine Jeffs
Avec: Amy Adams, Emily Blunt, Alan Larkin, Jason Spevack, Steve Zahn, Mary Lynn Rajskub, Clifton Collins Jr...

Norah et Rose Lorkowski sont respectivement serveuse et femme de ménage. La première se faisant renvoyer et la seconde devant trouver un job mieux payé afin d'assurer des études à son fils, elles décident de monter une entreprise de nettoyage de scènes de crime. Les deux soeurs hantées par la mort de leur mère alors qu'elles étaient encore jeunes filles parviennent grâce leur entreprise de nettoyage à faire le ménage dans leur vie. Cessant de s'encombrer de tout ce qui les empêche d'avancer, elles repartent dans la vie de bon pied, même si cette dernière ne fait rien pour leur faciliter la tâche. Les producteurs de "Little Miss Sunshine" reviennent avec un nouveau petit bijou. Plus triste que leur premier film, "Sunshine cleaning" est également plus adulte mais les mêmes thèmes sont repris. Ainsi, on retrouve des personnages très travaillés et ultra attachants meurtris par la vie et qui grâce, à leur famille et à l'espoir qu'ils en tirent, prennent un nouveau départ. Un scénario donc sans faute, des personnages auxquels on peut facilement s'identifier, et des acteurs exceptionnels qui font de "Sunshine cleaning", une petite merveille qui mériterait d'avoir autant de succès que Little Miss Sunshine". Des acteurs en effet merveilleux. Tous habitués des petites productions indépendantes, chacun à leur manière insuffle à leur personnage une part d'humanité qui nous touche en plein coeur. Alan Larkin devrait jouer dans du Woody allen tant son ton plaintif cache un mal de vivre qui ressemble à celui du célèbre réalisateur New Yorkais. Emily Blunt, aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame ne vole définitivement pas tout le succès dont elle fait l'objet. Quant à Clifton Collins Jr nous rebute par son aspect marginal (qu'il n'a pas en réalité), et finalement nous fait craquer par sa gentillesse et sa générosité sans borne. Mention pour finir, à Amy Adams, fabuleuse dans ce rôle de mère courage qui ne se laisse jamais abattre malgré la malchance qui la poursuit. Ce petit bout de femme toujours à fleur de peau dégage une force de vivre incroyable. La scène de réconciliation qu'elle partage avec Emily Blunt est d'une rare émotion.

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jeudi 4 juin 2009

VERY BAD TRIP **** (en avant-première)



Titre original : The hangover
Sortie : 24 juin 2009
De : Todd Phillips
Avec : Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Justin Bartha, Heather Graham...

Quatre amis partent en virée à Las Vegas pour fêter l'enterrement de vie de garçon de l'un d'eux. Mais le lendemain de la fête, le futur marié a disparu et les trois autres ne se souviennent plus de rien. Ils partent alors à la recherche de leur meilleur ami et tentent de reconstituer les évènements de la veille.

A première vue, Hangover (ou gueule de bois en français) ne promettait pas, d'être plus qu'une divertissante comédie aussi vite vue qu'oubliée. Une sorte de mauvais remake de Very bad things. Mais c'était sans compter, la présence derrière la caméra de Todd Phillips. Habitué des films de potes, il est en terrain conquis, maîtrisant parfaitement les ficelles humoristiques du style potache de ce genre de films. Phillips affiche d'emblée sa marque de fabrique en 2000 avec Road Trip qui suivait déjà les aventures d'un groupe de copains parti en vadrouille. Suivront Retour à la fac et Starsky et Hutch (peut-être un peu trop parodique pour être pleinement réussi). Si Very bad trip reste dans la lignée du reste de son travail, il marque un tournant dans l'oeuvre de Phillips. En effet, l'humour y est plus adulte. Fini les ados obsédés et bonjour aux hommes mariés ou sur le point de l'être. Le réalisateur s'est si éloigné des teenagers que le film va parfois très loin, trop loin pour des spectateurs âgées de moins de 12 ans. Mais ce bémol sera le seul fait au film car d'une durée d'une heure trente, on en passe une heure à pleurer de rire. Ce patchwork de scènes délirantes est juste hilarant. Et ce grâce à des acteurs quasi inconnus du grand public mais dignes des plus grands humoristes américains. Si Bradley Cooper joue facilement le beau gosse sûr de lui toujours prêt pour la moindre bêtise, on lui préférera Ed Helms, le coincé à lunettes pour lequel ce week-end se révèlera une libération mais surtout Zach Galifianakis, l'adulte immature. L'acteur naviguait jusque là entre seconds rôles et séries éphémères, parions que Very bad trip le fera rentrer dans la cour des comiques les plus populaires. Sans lui, le film n'aurait certainement pas la même saveur. Ne ratez pas ce film hilarant qui voit un quatuor de potes essayer de recoller les morceaux d'une nuit. Reste une mystérieuse poule d'origine inconnue. Mais comme on dit : what happens in Vegas stays in Vegas!

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lundi 1 juin 2009

JUSQU'EN ENFER ***

Titre original: Drag me to hell
Sortie: 27 mai 2009
Réalisateur: Sam Raimi
Avec: Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver, Deelip Rao, David Paymer, Reggie Lee...

Christine dans l'espoir de décrocher le poste de vice-directrice de la banque dans laquelle elle travaille, refuse d'accorder le prolongement de son prêt à une vieille dame. Celle-ci pour se venger jette un sort à la jeune femme.
Sélectionné en compétition officielle à Cannes, "Jusqu'en enfer" signe le retour à ses premiers amours de Sam Raimi après une longue incursion dans les films de commandes (citons entre autres, "Mort ou vif", la trilogie "Spiderman"...). Auteur de multiples films d'horreur dont la trilogie "Evil Dead" (peut-être l'oeuvre la plus connue de son époque horrifique), Raimi prouve avec ce nouveau film qu'il n'a rien perdu de sa patte si particulière. Spécialiste des films d'horreur si drôles qu'ils sont à la limite de la parodie ("Evil Dead 2" en est sûrement l'exemple le plus flagrant), le réalisateur réussit l'exploit de continuer dans cette voie tout en renouvelant sa marque de fabrique grâce à des effets spéciaux bien plus réalistes que dans les années 80. Finalement "Jusqu'en enfer" est aussi drôle que les premiers films de Raimi mais plus effrayant en raison d'une technique plus élaborée. Le film ne terrifie pas au point d'en faire des cauchemars mais on se surprend à sursauter. Raimi semble avoir voulu mettre l'accent sur la partie comique du film mais il l'aura agrémenté de scènes particulièrement écoeurantes. Alison Lohman fait du coup l'objet de toute notre admiration pour avoir supporté ces moments réellement infects. L'actrice reprend avec brio le rôle qui devait à l'origine revenir à Ellen Page ("Juno", "Hard Candy") mais qui ne put honorer son engagement pour cause d'emploi du temps surchargé. Lohman qui fut plutôt discrète depuis "Big fish" et "La vérité nue" est impeccable dans le registre de la comédie horrifique. Elle à la fois drôle et crédible dans la peau d'une scream queen qui pour une fois n'est pas une potiche. Car la potiche du film est ici, le compagnon de l'héroïne (pauvre Justin Long qui mérite pourtant mieux). Raimi en réalisant un film d'horreur drôle, en inversant les rôles et en clôturant son film sur une fin non consensuelle, brise les codes comme dans le temps. Comme quoi, il est parfois bon de se tourner vers le passé.

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ETREINTES BRISEES ***

Titre original: Los Abrazos rotos
Sortie: 20 mai 2009
Réalisateur: Pedro Almodovar
Avec: Penelope Cruz, Lluis Homar, Jose Luis Gomez, Blanca Portillo, Tamar Novas, Ruben Ochandiano...

Mateo Blanco est réalisateur et également scénariste mais tous ses scripts, il les signe Harry Caine, double professionnel. A l'occasion de son nouveau film "Filles et valises", il engage une aspirante actrice, Magdalena dont il tombe follement amoureux. Mais l'amant de celle-ci, Ernesto Martel, riche homme d'affaires n'accepte pas que Lena puisse en aimer un autre.
En compétition officielle à Cannes, Pedro Almodovar est reparti bredouille. Fait rarissime pour le réalisateur espagnol, qui s'il n'a jamais eu la palme, n'est jamais reparti sans un prix. C'est d'autant plus regrettable que ces "Etreintes brisées" est certainement l'un de ses plus beaux films.
A part dans le dernier Woody Allen ("Vicki Cristina Barcelona") qui lui valut l'oscar de la meilleur actrice dans un second rôle, le talent de Pénélope Cruz est complètement sous-exploité dans les pays anglo-saxons. Mais Almodovar, éternellement amoureuse de son actrice fétiche, sait lui confier des rôles à la hauteur de son jeu. La passion qu'elle insuffle à Lena permet à Lluis Homar qui interprète le réalisateur avec qui elle trompe son amant, de composer un personnage profondément émouvant. Ce dernier atteint de cécité après un accident qui coûta la vie à Lena, n'utilise plus que le nom de Harry, celui de Mateo lui rappelant trop sa bien-aimée disparue. Mais le fait de raconter son histoire d'amour brisée au fils de sa meilleure amie, fait renaître Mateo et lui permet d'achever son deuil. Lluis Homar est sans aucun doute le meilleur acteur du film. Et si Almodovar est connu pour écrire de beaux rôles féminins, il nous prouve une nouvelle fois encore (après "La mauvaise éducation") qu'il sait également écrire de très beaux personnages pour les hommes. Les jeux d'Homar et Cruz s'imbriquent l'un dans l'autre (aidés par de très bons seconds rôles, notamment josé Luis Gomez, presque touchant quand il découvre la tromperie de Lena sur pellicule) et permettent d'illustrer le scénario d'un Almodovar toujours aussi subtil que fougueux. Reprenant ses thèmes fétiches (la jalousie, les secrets enfouis qui ne demandent qu'à être révélés, l'hommage rendu au cinéma...), Pedro signe un film 100% Almodovar avec un certain romantisme qu'on lui connaissait peu. L'histoire est simple mais belle, les acteurs vraiment émouvants et la musique comme les décors et les costumes si vifs viennent renforcer l'intensité de cette étreinte brisée.

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vendredi 29 mai 2009

TERMINATOR : RENAISSANCE *** (en avant-première)



Titre original : Terminator Salvation
Sortie : 3 juin 2009
De : McG
Avec : Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood, Helena Boham Carter, Michael Ironside, Common...

2018, les prédictions se sont réalisées. Skynet s'est rebellé et tente sur une Terre post-apocalyptique d'exterminer la race humaine. Espèce en voie de disparition, que John Connor, leader de la résistance et ses fidèles tente de protéger par tous les moyens.

Après un troisième volet clairement commercial, la tâche s'avérait lourde pour McG. Réalisateur de Charlie et ses drôles de dames (film totalement incompris), il devait remettre la saga Terminator sur les rails, autrement dit l'aligner sur le travail de James Cameron, auteur des deux premiers opus. Mission accomplie. Les effets excellents nous font retrouver des T-600 et des T-800 ultra-perfectionnés et indestructibles. On a plaisir à voir Connor les insulter et les exterminer (non sans difficultés). Un Connor, devenu un adulte complètement impliqué et concentré dans sa mission de sauveur de l'humanité. S'inscrivant dans la logique de continuité de l'oeuvre de Cameron, le choix de Christian Bale est parfait. L'acteur est plus crédible que Nick Stalh dans la peau de John Connor, étant physiquement plus proche d'Edward Furlong. Mais après s'être fait piquer la vedette par Heath Ledger et Aaron Eckart dans The Dark Knight, il se la fait de nouveau voler, ici. Comme Schwarzenegger a préféré la politique au détriment du cinéma, il a fallu retrouver un Terminator qui développerait des émotions humaines. Or ici, et c'est ce qui constitue l'originalité du film, c'est un humain qui devient un robot tout en l'ignorant. Sam Worthington, encore peu connu du grand public, ne va pas le rester bien longtemps. Il est le plus émouvant du casting, tout étant paradoxalement le plus froid. Il est d'ailleurs le seul qui, pendant quelques instants, nous extirpera du souvenir constant des deux premiers volets. D'ailleurs, c'est un peu frustrant de savoir tout ce qui va se passer, même si c'est plutôt drôle de voir John rencontrer son propre père adolescent en totale admiration devant son propre fils. Par contre, il y en a une qui manque terriblement : Sarah Connor. Déjà son absence pesait dans le Soulèvement des machines, mais ici, elle se fait cruelle. Il faut dire que les personnages féminins de ce quatrième volets ne sont pas particulièrement réjouissants. L'une bougeant à peine pour cause de grossesse, et l'autre n'ayant qu'une véritable scène d'action, on rêverait de voir Sarah apparaître et sortir son légendaire "you're terminated, fucker".
Cette nouvelle équipe reprend donc avec honneur, sans massacre aucun, le flambeau. Et on est sincèrement pressé de voir la suite. Mais le travail de Cameron, comme celui des interprètes originaux, restent inégalables.


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mercredi 27 mai 2009

GOOD MORNING ENGLAND ***

Sortie: 6 mai 2009
Réalisateur: Richard Curtis
Avec: Bill Nighy, Rhys Ifans, Philip Seymour Hoffman, Nick Frost, Kenneth Brannagh, Jack Davenport, Tom Sturridge, Gemma Aterton, January Jones, Emma Thompson...

1966, Carl, jeune ado qui vient de se faire renvoyer de son pensionnat, va vivre quelques temps avec son parrain sur ordre de sa mère. Or ce dernier n'est autre que le patron de Radio rock, la plus populaire des radios pirates. Emise depuis un bateau qui vogue en mer du Nord, elle réunit toute une bande de DJs décalés mais passionnés qui rassasient de rock'n'roll, 24 heures sur 24, les oreilles des Anglais quand les radios officielles n'en diffusent que quarante-cinq minutes par jour.
Producteur de "Quatre mariages et un enterrement", de "Coup de foudre à Notting Hill" et également réalisateur de "Love actually", Richard Curtis a le chic pour mettre notre moral au beau fixe. Ces films anti-dépression divertissent, mettent la pêche, émeuvent, et ne frôlent, même jamais le guimauve, avec des sujets qui s'y prêtent toujours, pourtant. "Good morning England" n'échappe pas à la patte du cinéaste. Si chaque nation a ses particularités en terme de cinéma, il semble que le cinéma anglais soit le seul qui puisse être à la fois si simple, drôle, émouvant et irrévérencieux à la fois ("Looking For Eric" en est un autre bel exemple, en ce moment). Se détachant de la comédie romantique pour nous faire découvrir le vent de liberté insufflé par le rock'n'roll dans les années 60, Curtis n'en est pas moins à l'aise, aidé par une troupe d'acteurs exceptionnelle. Chaque personnage est immédiatement attachant. Que ce soit, Dr Dave, le truculent de la bande, Simon, le romantique, Gavin, le surdoué prétentieux, Mark, le playboy silencieux ou Quentin, le chef charismatique... Ils ont beau tous être, très différents, il y aurait comme un vide si un seul manquait à l'appel. Les spectateurs auront bien sûr, leur préféré, mais tout le monde ne pourra qu'apprécier, le jeune Carl, jeune innocent et inexpérimenté à travers lequel on découvre le Radio Rock et son équipage. Quant aux ennemis jurés des porte-paroles de la liberté musicale, ils sont détestables à souhait. Kenneth Brannagh est parfait en ministre prêt à tout pour couler les radios pirates. Avec ses airs de nazi, il est à mille lieux du résistant allemand qu'il interprétait dans "Walkyrie". Dommage cependant que son jeune collègue, Jack Davenport, n'ait pas succombé à la folie ambiante. Ce rebondissement tant espéré n'arrive jamais. Il aurait pourtant ajouter un peu de piment au film et serait venu renforcer ses propos libertaires. Autre minuscule bémol au film, sa durée. 2H15, c'est un poil long quand même.
En tout cas, "Good Morning England" nous donne une folle envie de faire un tour dans les années 60. Décennie qui aurait plus mérité que les années 20, le surnom d' "années folles" tant les moeurs se débrident. Bien plus qu'un film sur le rock'n'roll, Richard Curtis signe un hommage à la musique. Elle fait plus qu'adoucir les moeurs, le plus éternel des arts est synonyme de liberté, et sans liberté, il n'y aurait pas de plaisir (preuve en est faite par deux scènes de repas de Noël mémorables).

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dimanche 24 mai 2009

CANNES 2009 : palmarès


Après que le jury ait pendant deux semaines visionner tous les films en compétition, il a enfin rendu son palmarès. Sans plus attendre, les heureux lauréats.

(Retrouvez les infos sur les films récompensés dans la chronique SPECIAL CANNES)

PALME D'OR DU COURT-METRAGE
Arena de Joao Salaviza (réalisateur de 25 ans dont c'est le deuxième court-métrage)
>Un jeune homme assigné à résidence tue le temps en faisant des tatouages.

CAMERA D'OR
Samson et Delilah de Warwick Thornton (réalisateur australien déjà auteur de 4 courts-métrages)
> Deux adolescents vivent dans une communauté aborigène mais leur vie routinière les incitent à en partir. Une fois en dehors de la communauté, ils tombent amoureux. Leur amour semblant être leur bouclier contre le monde cruel.
Et mention spéciale à Ajami de Scandar Copti et Yaron Shari

PRIX DU JURY
Fish Tank de Andrea Arnold
Thirst, ceci est mon sang de Park Chan-Wook

PRIX DU SCENARIO
Feng Mei pour Nuits d'ivresse printanière de Lou Ye

PRIX DE LA MISE EN SCENE
Brillante Mendoza pour Kinatay

PRIX D'INTERPRETATION FEMININE
Charlotte Gainsbourg pour Antichrist

PRIX D'INTERPRETATION MASCULINE
Christoph Waltz pour Inglorious Basterds

PRIX EXCEPTIONNEL
Alain Resnais pour l'ensemble de sa carrière

GRAND PRIX
Un prophète de Jacques Audiard

PALME D'OR
Le ruban blanc de Michael Haneke